Principes directeurs
Le cadre
L'école fransaskoise est une institution qui regroupe
des élèves de langue et de culture françaises et qui transmet la culture
canadienne-française. Elle se rattache à la communauté fransaskoise en matière
d'un partage d'aspirations, de besoins, de valeurs et d'intérêts communs. De
plus, l'école fransaskoise est destinée aux élèves francophones ayant une
connaissance fonctionnelle du français et dont au moins un des parents se
déclare Fransaskois ou Canadien français. Les élèves relevant de l'article 23 de
la Charte des droits et libertés ont droit à une éducation française de qualité
égale, mais non identique, à celle offerte à la majorité. En vertu de ce
principe, la conception des programmes d'études doit se faire à la lumière des
disparités qui existent entre les élèves fransaskois qui maîtrisent bien leur
langue première et les élèves qui ne la possèdent pas ou peu.
La relation symbiotique entre la communauté, le foyer et l'école doit être comprise comme faisant partie d'un objectif plus large qui est celui de la transmission du savoir, des valeurs et de l'héritage centré sur l'élève et sur son développement comme individu. La contribution de ces trois milieux doit être recherchée pour définir les programmes. L'apport de ces mêmes intervenants doit être intégré dans les contenus et les processus à l'intérieur même des programmes, soit en matière d'élaboration, de mise à l'essai, d'implantation, d'évaluation et de révision.
L'intégration des trois composantes «identité - langue - culture» comme noyau central sur lequel doit reposer toute la conceptualisation des programmes d'études est fondamentale. L'intégration de ces trois composantes doit s'effectuer à la lumière des buts de l'éducation pour la Saskatchewan, des politiques du ministère de l'Éducation ainsi que du nouveau tronc commun comprenant les apprentissages essentiels communs [AEC], les domaines d'étude obligatoires et la pédagogie différenciée. Ce cadre provincial permet aux écoles fransaskoises une mesure d'adaptation propice au développement de leur propre identité. L'intégration du tout constituera un lieu qui permettra à l'école de construire son propre projet éducatif qui se veut une démarche par laquelle une école identifie clairement son vécu et les valeurs qui y sont présentes ou non.
L'identité
Cette composante est le mariage du semblable au distinct, de l'appartenance communautaire à la spécificité individuelle. C'est le résultat d'une histoire commune, de l'influence du milieu majoritaire anglophone, des luttes des droits, de pair avec le concept de soi, les expériences vécues et les croyances personnelles. Devant la menace constante d'assimilation que représente un milieu de vie anglo-dominant, la programmation doit jouer un rôle essentiel, à savoir:
«La communauté minoritaire qui
veut
assurer sa survie doit pouvoir former et maintenir l'identité individuelle et la culture personnelle de ses membres par un réseau d'institutions qui canalise les interactions personnelles. La famille et l'école sont les principaux lieux de l'acquisition et de la transmission de la culture minoritaire. Ces institutions deviennent alors des lieux de solidarité et d'appartenance1.»
La langue
La langue est la forme essentielle d'expression car elle permet la communication au sein d'un groupe et l'intégration des éléments provenant de l'extérieur. C'est ainsi que le français langue première doit être présenté de façon à promouvoir le maintien et l'épanouissement des réalités linguistiques et culturelles de l'élève francophone en milieu anglo-dominant. À la lumière de ces énoncés, la programmation doit incorporer les buts suivants, tout en reconnaissant que la langue première recouvre un champ beaucoup plus étendu que celui d'une langue seconde:
«L'enseignement de la langue doit être l'occasion de faire la synthèse des savoirs et surtout - car ceci est vital pour le minoritaire - du savoir-être: le comportement et les attitudes du jeune face à lui-même en tant que minoritaire2.»
La culture
Tout en reconnaissant que le mot culture a plusieurs
sens, on peut la définir comme étant une manière d'être, de penser, de sentir;
c'est un ensemble de sentiments, de croyances et de valeurs qui se transmettent
à l'intérieur d'une communauté. Peu importe la définition, la personnalisation
de la culture pour l'élève constitue un point fondamental. L'élève doit se
sentir participant ou participante et non spectateur ou spectatrice. L'élève
doit être capable tout autant de saisir la culture de son milieu que de se l'
approprier. L'élève doit pouvoir comprendre que la culture fransaskoise s'
inscrit dans le courant d'une culture
1.Fédération des jeunes
Canadiens français. - Le déclin d'une culture : recherche, analyse et
bibliographie, Francophonie hors Québec 1980-1989 : Livre I. - P. 133
2. France
Levasseur-Ouimet ; Frank McMahon. - S. approprier ses réalités culturelles. -
Edmonton : Université de l'Alberta, Faculté St-Jean. - 1987. - P. 6
francophone à dimension mondiale influencée par le milieu
social et géographique de la Saskatchewan. C'est ainsi que la programmation doit
viser à:
«La culture doit être une composante intégrale du curriculum. Des objectifs, des activités, du matériel doivent être conceptualisés et une véritable vie culturelle doit être planifiée3.»
2.
La finalité
Le but du programme d'études de
français de la maternelle à la 12e année est que tous les élèves des écoles
fransaskoises acquièrent la maîtrise du français en tant que langue première, c'
est-à-dire non seulement comme moyen de communication mais à titre de véhicule
d'un système de valeurs, d'une civilisation et d'une histoire qui leur est
propre. Les élèves pourront ainsi répondre à leurs besoins de communication
personnelle et sociale au sein de la communauté francophone. Les élèves
affirmeront ainsi leur identité francophone et contribueront à l'épanouissement
de leur communauté d'appartenance.
3. La vision
3. Réal Allard ; Rodrigue Landry. - L'assimilation linguistique des francophones hors Québec, le défi de l'école française et le problème de l'unité nationale. - Moncton : Université de Moncton, Faculté des sciences de l'éducation. - D'après l'allocution présentée à la réunion annuelle de l'ACELF les 18-19 et 20 août 1988 à Winnipeg. - P. 17-18
3.2 L'optique des résultats
d'apprentissage
Un résultat d'apprentissage définit
clairement le comportement langagier, en précisant les
habiletés, les connaissances et les attitudes . observables et, dans la mesure du possible, mesurables - qu'un élève a
acquises au terme d'une situation d' apprentissage.
Un résultat d'apprentissage n'est ni un objectif ni une
stratégie d'enseignement.
Les résultats d'apprentissage
font partie intégrante de l' enseignement, de la maternelle à la douzième
année.
Il y a deux niveaux de résultats d'apprentissage:
4. Les principes d'apprentissage
L'apprentissage d'une langue, comme tout apprentissage,
est un processus qui se manifeste par la responsabilisation de l'élève face à la
construction de ses savoirs et à leur
utilisation dans
des contextes de plus en plus exigeants. C'est en cheminant dans ce processus
que l'élève élargit progressivement son champ d'autonomie. L'apprentissage est
régi par six principes empruntés à la psychologie cognitive:
Pour que la personne apprenante soit en mesure d'
appliquer ce qu'elle a appris à toute autre situation, il faudra qu'elle réponde
à ces questions, ce qui veut dire qu'elle détermine quelles connaissances
utiliser, comment les utiliser, quand les utiliser et pourquoi les utiliser.
La langue est au coeur du développement humain. La
personne l'acquiert dans le creuset de l'interaction sociale et c'est en se l.
appropriant qu'elle se développe.
L'élève francophone au terme de ses études secondaires
devrait être compétent ou compétente dans sa langue, conscient ou consciente de
son identité et capable d'apporter une contribution significative à sa
communauté afin d'assurer la vitalité de celle-ci.
Un troisième ordre de principes se dégage des principes
d'apprentissage énoncés plus haut et sous-tend l'enseignement de la langue
française en milieu anglo-dominant. Ces principes se traduisent en quatre
compétences:
L'acquisition de ces quatre compétences sera grandement
facilitée par une relation synergique entre la famille, l'école et la
communauté. Pour comprendre l'importance de cette synergie, il est nécessaire de
considérer les quatre aspects suivants:
Ces principes d'apprentissage d'une langue en milieu anglo-dominant s'inscrivent dans un dessein plus large:
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6.
Les sept fonctions de la langue (d'après Halliday, 1973)|
fonction |
activités orales |
activités écrites |
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axée sur la satisfaction de besoins divers, l'obtention de biens et de services |
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utilisée pour contrôler le comportement d' autrui |
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utilisée pour entrer en contact avec autrui dans l'attente d'une réponse |
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permet à son auteur ou auteure d'exprimer son caractère unique, sa conscience de soi, ses goûts, ses sentiments et ses opinions |
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sert à créer un environnement de son cru, entièrement fictif, à explorer le langage, à se construire un imaginaire |
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recouvre l'ensemble des types de questions qu'on apprend à se poser dans la recherche du savoir |
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permettre la transmission ou de se donner des informations |
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niveau de langue fait d'anglicismes, de jurons, d' expressions en joual ou d'expressions populaires. Populaire: mon truck. Correcte: mon camion. |
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Familière: I. sont pas venus à la fête. Correcte: Ils ne sont pas venus à la fête. Familière: J'ai un cours d'éduc aujourd'hui. Correcte: J'ai un cours d' éducation physique aujourd'hui. |
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niveau de langue qui évite les termes imprécis et les constructions propres aux niveaux de langue populaire et de langue familière. Populaire: J'vas t'passer mon char à souèr. Familière: J'vais t'passer mon auto ce soir. Correcte: Je vais te prêter mon auto ce soir. |
|
niveau de langue qui utilise des mots et des expressions de phrases recherchées. On l'utilise dans les textes officiels et les conférences. À ce niveau, je vais appuyer mon opinion sur un fait rapporté dans les médias. |
|
niveau de langue qui utilise des images, des figures de styles, de belles tournures de phrases. Exemple: La tombée du jour; Ici règne un grand calme. |
|
niveau de langue qui utilise les termes propres à un domaine particulier des affaires, des sciences, des arts ou des sports, etc. Ce niveau de langue emprunte beaucoup de termes à la langue anglaise. Exemple: Marketing, microbiologie, baseball. |
Reproduit avec l'autorisation des éditions CEC
4. Roger Hébert. - Le guide : Grammaire pratique pour le secondaire. - Éditions CEC, 1990. - 323 p. -. ISBN 2-7617-0823-7. - P. 131-132
8.
Vocabulaire du nouveau programme d'étudesLe personnel enseignant était habitué à un certain vocabulaire dans les programmes d'études. Le cadre commun diffère un peu mais fait appel à ce qui est déjà connu. Ce tableau met en parallèle le vocabulaire déjà connu et le vocabulaire du nouveau programme.
Ancien programme Nouveau programme
|
Objectif général |
Résultat d'apprentissage général |
|
Objectif spécifique |
Résultat d'apprentissage spécifique |
|
Savoirs :savoir lire savoir écrire savoir parler savoir écouter |
Domaines d'utilisation de la langue: écriture communication orale: interaction, exposé écoute |
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Discours informatifs |
Structures de textes courants |
|
Discours ludiques, poétiques |
Structures narratives |
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Genres
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Structures de textes courants :
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Le savoir |
Connaissances déclaratives (Quoi?) Connaissances conditionnelles (Pourquoi?) |
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Le savoir-faire |
Connaissances procédurales (Comment?) |
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Connaissances conditionnelles (Quand?) | |
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Le savoir-être |
Le savoir-être |
Les composantes du tronc commun et les initiatives complémentaires
1. Les apprentissages essentiels communs
[AEC]Les nouvelles directives du tronc commun pour les
programmes d'études incitent depuis 1988 à incorporer les apprentissages
essentiels communs [AEC] dans toutes les matières scolaires. La langue nous
offre une occasion privilégiée d'intégrer les AEC dans l'enseignement.
L'intégration des AEC dans l'étude
et la pratique du langage, dans les processus langagiers, dans l'apprentissage
des stratégies ainsi que dans la littérature préparera les élèves à mieux
apprendre tout au long de leur vie. La décision de mettre l'accent sur les AEC
dans une leçon sera éclairée par les habiletés des élèves et par les exigences
de la langue.
Il est recommandé
que, tout au long d'une unité, chacun des apprentissages essentiels communs soit
développé autant que possible. Des suggestions pour incorporer les AEC dans
l'enseignement sont données dans le document du ministère de l'Éducation de la
Saskatchewan: Introduction aux apprentissages essentiels
commun: manuel de l'enseignant. Ce ne sont que des suggestions; elles ne
sont là qu'à titre d'idées, afin d'amener la réflexion et d'aider à faire la
planification.
Il faut noter
que les suggestions pour développer un AEC en particulier peuvent aider à en
développer d'autres, car les AEC sont réellement six concepts, reliés entre eux,
de connaissances, de valeurs et d'habiletés.
Le fait d'incorporer les AEC dans l'enseignement a des
répercussions sur l'évaluation des apprenants et des apprenantes. Par exemple,
une unité qui incorpore aux résultats d'apprentissage les AEC: la communication,
la créativité et le raisonnement critique, devra prendre en compte ces
apprentissages essentiels communs lors de l'évaluation des résultats
d'apprentissage de l'élève. Les travaux et les examens devront permettre à l'
élève de démontrer sa compréhension des concepts importants de l'unité et de la
manière dont ceux-ci sont reliés à son apprentissage précédent. Les questions
devront inciter l'élève à donner des raisons ou des preuves à l'appui de ses
explications. Si l'école encourage la créativité et le raisonnement critique
tout au long d'une unité, l'évaluation à la fin de l'unité devra aussi exiger
des élèves de la créativité et un raisonnement critique.
L'intégration des AEC dans l'
enseignement peut être une réussite si l'enseignant ou l'enseignante porte
attention aux aspects suivants: la réflexion sur sa pédagogie de la langue, les
choix littéraires utilisés en salle de classe et les besoins des élèves. S'il
est attentif aux besoins et aux points de vue de ses élèves, il pourra mieux
préparer les stratégies et les activités de la salle de classe. Donner aux
élèves l'occasion de partager leurs interprétations et leur compréhension
valorise leurs expériences personnelles. On peut s'attendre à ce que l'
enseignant ou l'enseignante aille au-delà des suggestions de ce guide et qu'il
bâtisse à partir de son expérience et de sa réflexion personnelles.
Tout au long du programme, les apprentissages essentiels
communs sont intégrés. On les trouve principalement associés avec les différents
résultats d'apprentissage spécifiques. Le code utilisé pour les identifier est
le suivant:
[COM]
Communication
[NUM]
Initiation à l'analyse numérique
[CRC] Créativité et raisonnement critique
[TEC] Initiation à la
technologie
[VAL] Capacités
et valeurs personnelles et sociales
[AUT] Apprentissage autonome
2. La pédagogie différenciée (ou dimension adaptation)
La pédagogie différenciée est un élément essentiel de
tous les programmes d'études. Tout comme les apprentissages essentiels communs,
la dimension adaptation est une composante du tronc commun et elle se trouve
dans tous les programmes et dans tout enseignement. La pédagogie différenciée
est définie de la façon suivante:
L'essentiel de la pédagogie
différenciée (ou la dimension adaptation) réside dans l'expression «chercher
d'autres moyens». Quand on offre aux élèves d'autres moyens d'accès au savoir et
d'autres moyens d'exprimer ce qu'elles savent, on facilite leur participation à
l'apprentissage. Tout comme des modifications telles que des rampes d'accès ou
des portes plus larges rendent les locaux de l'école d'accès plus facile, des
modifications au milieu scolaire, à l'approche pédagogique ou aux ressources
peuvent améliorer l'accès à l'apprentissage. On utilise la pédagogie
différenciée pour:
Ces objectifs contribuent à la raison d'être de l' école, c'est-à-dire d'aider l'élève à développer au maximum sa capacité d' être autonome.
La pédagogie différenciée sera intégrée au programme de français à trois niveaux.
Premier niveau
Deuxième niveau
Troisième niveau
La pédagogie différenciée (ou la dimension adaptation) comprend tout ce que l'enseignante ou l'enseignant fait pour rendre l' apprentissage pertinent et adéquat pour chaque élève. Puisque la dimension adaptation imprègne toute la pratique de l'enseignement, le jugement professionnel des enseignantes et des enseignants devient le facteur clé dans la démarche de prise de décision. Ce programme d'études permet cette flexibilité et cette prise de décision de leur part.
3. L'apprentissage à base de ressources
Les enseignants et les enseignantes peuvent participer
grandement au développement des attitudes et des habiletés nécessaires à l'
apprentissage autonome toute la vie durant et ce, en utilisant l'enseignement à
base de ressources. L'apprentissage à base de ressources engage l'enseignant et
l'enseignante-bibliothécaire, si possible, dans la planification d'unités qui
intègrent les ressources et les activités en classe, et l'enseignement des
procédés de recherche, d'analyse et de présentation de l'information aux
élèves.
L'apprentissage à base
de ressources en centré sur l'élève. Il offre aux élèves des occasions de
choisir, d'explorer, de découvrir, et les encourage à faire des choix dans un
environnement riche en ressources, où leurs pensées et leurs émotions sont
respectées.
Voici quelques
pistes qui peuvent aider à mettre en pratique l'enseignement et l'apprentissage
à base de ressources.
4. L'équité des
sexes
Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan s'est
engagé à fournir une bonne éducation à tous les élèves de la maternelle à la 12e
année. Il est reconnu que des attentes fondées essentiellement sur le fait que
l'élève est de sexe masculin ou de sexe féminin limitent son plein
épanouissement. Pour réaliser l'équité des sexes, il faut réduire les préjugés
sexistes qui limitent la participation et les choix de tous les élèves.
Certains préjugés et certaines
pratiques ont disparu, mais d'autres demeurent. L'école qui a visé l'égalité des
chances chez les garçons et les filles doit maintenant faire un effort pour
permettre l'égalité des avantages et des résultats. Il incombe à l'école de
créer un milieu scolaire exempt de tout préjugé sexiste et de diminuer les
attentes et les attitudes liées au sexe des élèves. On atteint ce but en
favorisant une meilleure compréhension de la question et en utilisant des
ressources et des méthodes d'enseignement non sexistes. Il faut encourager les
filles et les garçons à examiner toute la gamme d'options par rapport à leurs
aptitudes, leurs capacités et leurs champs d'intérêt, plutôt que par rapport à
leur sexe.
Il faut tenir
compte, dans les programmes d'études de la province, de la diversité des rôles
et de la gamme d'expériences, des comportements et des attitudes qui s'offrent à
tous les membres de la société. Ce programme d'études veut assurer un contenu,
des activités et des méthodes d'enseignement impartiaux, quant au sexe, et
rédigés dans un langage inclusif. Les enseignantes et les enseignants peuvent
ainsi créer un milieu exempt de préjugés, permettant aux filles et aux garçons
de partager toutes les expériences et d'avoir les mêmes possibilités de cultiver
pleinement leurs capacités et leurs talents.
5.
Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan reconnaît le caractère unique des Indiens et des Métis et leur place unique et légitime dans la société contemporaine et historique. Le ministère reconnaît que les programmes d'études doivent être modifiés pour mieux répondre
aux besoins des Indiens et des Métis et que ces
modifications seraient dans l'intérêt de tous les élèves.
L'inclusion des perspectives
indiennes, métisses et inuites est dans l'intérêt de tous les élèves dans une
société pluraliste. Voir sa culture représentée dans tous les aspects du milieu
scolaire permet aux jeunes d'acquérir un sentiment positif d'appartenance au
groupe. Le choix des ressources relatives aux Indiens, aux Métis et aux Inuits
stimule chez les élèves autochtones des expériences significatives et développe
chez tous les élèves une attitude favorable à l'égard des Indiens, des Métis et
des Inuits. Cette prise de conscience de sa propre culture et de celle des
autres favorise le développement d'une image de soi plus positive, favorise l'
apprentissage, permet de mieux comprendre la société pluraliste qu'est le Canada
et soutient les droits de la personne.
En Saskatchewan, les élèves indiens, métis et inuits
viennent de divers milieux socioculturels (Grand Nord, milieu rural et milieu
urbain). Les éducatrices et les éducateurs ont besoin de cultiver leurs
connaissances des autres cultures pour mieux comprendre cette diversité. Les
enseignants et les enseignantes des élèves d'origine autochtone sont avantagés
par une meilleure prise de conscience de la sociolinguistique appliquée, de la
théorie de l'apprentissage de la langue maternelle et de la langue seconde et
des variétés dites «standard» et «non standard» de l'anglais. Il faut que les
enseignants et les enseignantes utilisent diverses stratégies d'enseignement qui
tiennent compte des connaissances, des cultures, des styles d'apprentissage et
des points forts des élèves autochtones, et qui les exploitent. Pour une mise en
oeuvre efficace de tous les programmes d'études, il faut des adaptations
sensibles aux besoins de ces élèves.
En Saskatchewan, il incombe aux enseignantes et enseignants
d'intégrer aux unités appropriées suffisamment de contenu relatif aux Indiens,
aux Métis et aux Inuits et de prévoir des ressources qui présentent les
perspectives authentiques de ces peuples autochtones. Les enseignantes et les
enseignants doivent également évaluer toutes les ressources pour voir si elles
contiennent des préjugés et apprendre aux élèves à les dépister.
En résumé, le ministère de l'
Éducation de la Saskatchewan s'attend à ce que les programmes d'études et le
matériel didactique:
6.
L'invitation des Anciens
Dr Eber Hampton, Président
Collège indien fédéré de la Saskatchewan
salle 118, Collège ouest
Université
de Regina
Regina SK S4S 0A2
Tél.: 779-6209 Télec: 584-0955
ehampton@tansi.sifc.edu
Anne
Perry, Directrice administratrice
The Circle Project
2-1102- 8e avenue
Regina SK S4R
1C9
Tél.: 347-7571 Télec: 347-7519
Brenda Ahenakew, Directrice
d'éducation
Conseil tribal de Saskatoon Bureau 200 -
203, avenue Packham
Saskatoon SK S7N 4K5
Tél.: 956-6145 Télec.: 244-7273
bahenakew@sktc.sk.ca
Karon
Shmon, Directrice générale
Institut Gabriel
Dumont
505 - 23e rue est, 2e étage
Saskatoon Sk S7K 4K7
Tél.: 249-9403
Télec.: 244-0252
kshmonogdins.org
Larry Goldade, Directeur
d'éducation
Grand Conseil de Prince Albert
Case postale 2350
Prince Albert SK
S6V 6Z1
Tél.: 953-7234 Télec.: 922-3135
larry@pagc.sk.ca
Don Pinay, Directeur d'éducation
Centre éducatif du Conseil tribal de Yorkton
21, promenade Bradbrooke nord
Yorkton SK S3N 3R1
Tél.: 782-3644
Télec.: 786-6264
Hugh Reoch, Directeur d'éducation
Conseil tribal de Touchwood/File Hills
Qu'Appelle
Case postale 985
Fort Qu'Appelle SK S0G 2Y0
Tél.:
332-8224 Télec.: 332-5597
Derrol LeBlanc, Directeur d'éducation
Conseil tribal de Battleford
1022-
102e rue
North Battleford SK S9E 1A6
Tél.: 445-9400 Télec.: 445-9022
Linda Pelly Landrie,
Présidente
Centre culturel indien de la Saskatchewan
120- 33e rue est
Saskatoon SK S7K
0S2
Tél.: 244-1146 Télec.: 665-6520
sicc@home.com
Lors d'une conférence tenue à Lethbridge en Alberta en décembre 1982, des Anciens, des chefs spirituels et des professionnels indiens venus de toutes les régions du Canada ont défini les éléments fondamentaux qu' ils considéraient communs à toutes les philosophies indiennes du Canada. Ces éléments sont à la base des travaux en cours actuellement à l'université de Lethbridge, le Projet de développement des quatre mondes (Four Worlds Development Project).
Bien que ces éléments philosophiques soient de nature historique, ils continuent à être un facteur de la vision du monde des peuples indiens et métis à l'époque contemporaine.

5. Reproduit avec l'autorisation de: Four Worlds Development Press, Projet de développement des quatre mondes, Université de Lethbridge, 4401 University Drive, Lethbridge, Alta T21K 3M4
1. Domaines d'utilisation de la langue

Le schéma ci-dessus résume la vision de l'apprentissage
de la langue première à l'intérieur de laquelle l'élève est amené à développer
des habiletés, des connaissances et des attitudes. Ce développement se produit
dans les trois domaines d'utilisation
de la langue: communication orale, lecture, écriture. Ces trois domaines intègrent le travail effectué par
l'élève pour développer ses compétences communicatives, stratégiques et
cognitives. Ils sont en outre alimentés par le domaine culture et identité.
Ces quatre domaines donnent lieu à
des résultats d'apprentissage généraux, qui font fonction d'organisateurs du
document.
Les composantes du
domaine culture et identité figurent au centre du
schéma parce qu'elles sont au coeur du développement langagier de l'élève
francophone en milieu anglo-dominant. Compte tenu du rôle que joue l'acquisition
de la langue dans son développement personnel et social et de l'importance
accordée par la communauté fransaskoise de la Saskatchewan à la vitalité de sa
culture, il est primordial que l' apprentissage du français s'effectue dans des
contextes culturels authentiques et signifiants.
Si le domaine culture et identité
constitue un domaine à part, il va de soi que, loin d'être travaillé de
façon isolée, il doit être intégré aux trois autres domaines. Ce domaine n'a été
séparé que pour mieux le cerner et l' expliciter dans des résultats
d'apprentissage spécifiques. Cette même constatation s'applique aux trois autres
domaines qui doivent aussi être interdépendants dans la pratique pédagogique
quotidienne.
La dimension
médiatique a été intégrée dans le nouveau programme: elle constitue en effet une
préoccupation de première importance, étant donné le rôle croissant que jouent
les médias de toutes sortes et les technologies de l'information dans notre
société, et étant donné leur impact dans la vie des élèves.
2. Schéma des résultats
d'apprentissage généraux
|
Culture |
Communication |
Lecture |
Écriture |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
C 1Se situer |
L'écoute |
||
|
C 2Exprimer sa francophonie |
CO 1 PlanifierCO 2 Gérer |
L 1 PlanifierL 2 Gérer |
É 1 PlanificationÉ 2 Gestion |
|
CO 3 Contexte: besoins d'information |
L 3 Contexte: besoinsd'information |
É 3 Contexte:information | |
|
CO 4 Contexte: besoins d'imaginaire et d' esthétique |
L 4 Contexte: besoins d'imaginaire et d' esthétique |
É 4 Contexte:imaginaire et esthétique | |
|
L'interaction |
|||
|
CO 5 Gérer |
|||
|
CO 6 Développer son vocabulaire |
|||
|
CO 7 Contexte:vie quotidienne |
|||
|
L'exposé |
|||
|
CO 8 Planifier |
|||
|
CO 9 Gérer |
|||
|
CO 10 Contexte:besoins d' information, d'exploration de la langue et de divertissement |
3. Tableau des
résultats d'apprentissage généraux
Culture et identité
(C)

C1L'élève sera capable de se situer par rapport aux réalités linguistiques et culturelles francophones de son milieu et d' ailleurs
2L'élève sera capable d'exprimer dans son milieu certaines valeurs et de manifester certains comportements qui témoignent de la manière dont il ou elle vit sa francophonieCommunication orale
(CO) 
1. L'écoute
1 L'élève sera capable de planifier son écoute en fonction de la situation de communication et de la tâche à réaliser3 L'élève sera capable de comprendre des discours oraux divers, y compris des produits médiatiques, pour répondre à ses besoins d' information
CO4 L'élève sera capable de comprendre des discours oraux divers, y compris des produits médiatiques, pour répondre à ses besoins d' imaginaire et d'esthétique
2. L'interaction
CO5 L'élève sera capable de gérer ses interventions dans des situations d'interaction
6 L'élève sera capable de s'approprier des expressions d' usage utilisées dans des situations de la vie quotidienne 7 L'élève sera capable de participer à des conversations dans des domaines de la vie quotidienne
3. L'exposé
8 L'élève sera capable de préparer ses présentations et ses interventions en fonction de son intention de communication et d'un souci de clarté et de correction de la langue 9 L'élève sera capable de gérer ses présentations et ses interventions en utilisant les stratégies et les connaissances appropriées à la situation de communication et à la transmission claire d'un message 10 L'élève sera capable de s'exprimer de diverses façons afin de satisfaire ses besoins de communiquer des informations, d'explorer la langue et de divertir
Lecture
(L)

L1L'élève sera capable de planifier sa lecture de textes divers, y compris des produits médiatiques, en fonction de la situation de communication et de la tâche à réaliser
2 L'élève sera capable de gérer sa lecture de textes divers, y compris des produits médiatiques, en utilisant les stratégies et les connaissances appropriées à la situation de communication et de la tâche à réaliser 3 L'élève sera capable de comprendre des textes divers, y compris des produits médiatiques, pour satisfaire ses besoins d' information 4 L'élève sera capable de comprendre des textes divers, y compris des produits médiatiques, pour satisfaire ses besoins d'imaginaire et d'esthétiqueÉcriture
(É)

É1L'élève sera capable de planifier son projet d'écriture en fonction de la situation de communication
2 L'élève sera capable de gérer son projet d'écriture en utilisant les stratégies et les connaissances appropriées pour communiquer clairement et correctement son message en fonction de la situation de communication 3 L'élève sera capable d'écrire des textes divers pour satisfaire ses besoins d'information 4 L'élève sera capable d'écrire des textes divers pour satisfaire ses besoins d'imaginaire et d'esthétique