Sujet amené
Sujet posé
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À quoi ça sert au juste d'obtenir la gestion des programmes français pour nos enfants si l'argent pour les administrer ne suffit pas? Un peu partout dans les provinces canadiennes, les minorités francophones se sont battues et ont remporté, les unes après les autres des causes devant les tribunaux afin de gérer leurs écoles. Pour constater, les unes après les autres, le sous-financement des programmes français.
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Sujet posé
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Aujourd'hui et toute la fin de semaine, des parents, des avocats, des associations de parents, des représentants de conseil scolaires réunis à Ottawa discuteront de stratégie pour que dans l'avenir, les programmes scolaires des minorités francophones reçoivent une part de financement équitable, qui assure aux enfants une éducation de qualité comparable à l'instruction de la majorité, dans des conditions équivalentes au plan des ressources humaines et physiques.
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Dans un geste sans précédent, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) dénonce aujourd'hui l'inaction des gouvernements dans le dossier du financement de l'enseignement du français langue première. Ces gouvernements, dit-on, ont depuis 25 ans détourné une grande partie des fonds destinés à défrayer les coûts supplémentaires de cet enseignement.
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La CNPF pose de nombreuses questions: comment se fait-il, par exemple, que les trois quarts des subventions du Programme de langues officielles en enseignement (PLOE) aient été allouées aux Anglo-Québécois quand les inscriptions sont plus élevées chez les francophones hors Québec? Comment se fait-il que dans l'Ouest, à mesure que les besoins en immersion ont grandi, les sommes allouées aux francophones ont diminué?
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Mal géré, mal utilisé, le PLOE est aussi dénoncé pour l'absence d'imputabilité: les provinces n'ont pas à justifier comment l'argent est dépensé. Il est parfois carrément impossible de même le savoir, a constaté la CNPF, qui exige maintenant un programme efficace capable de répondre vraiment aux besoins des francophones.
Il n'est pas normal, dit-on, que des parents comme ceux de Laurier ou de l'école Lavallée doivent se battre constamment pour une école. Pas normal non plus qu'on leur demande d'attendre au même titre qu'un groupe de parents issus de la majorité, alors que les jugements de la cour suprême sont clairs en ce qui concerne les responsabilités des gouvernements: le principe d'équivalence, reconnu par le plus haut tribunal du pays, a priorité sur les limites financières des gouvernements.
Après avoir acquis le droit de gérer leurs écoles, les francophones mesurent maintenant les limites de la gestion quand elle n'est pas liée au principe de l'équivalence. Car c'est l'équivalence qui assure que des ressources supplémentaires seront allouées aux francophones pour qu'ils aient eux aussi accès à des programmes de qualité.
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Un peu partout dans la francophonie, les associations de parents ont pris conscience de la situation. Les parents sont prêts, maintenant, à passer à l'offensive et à réclamer leur dû. C'est en constatant cette ébullition chez ses membres que la CNPF a préparé le symposium de cette fin de semaine, dont les résultats donneront le signal de cette offensive vers un financement équitable.
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