Où s'en va l'OCAF12
Francis Potié
Quel avenir est réservé à l'Office de coordination des affaires francophones (OCAF) du gouvernement de la Saskatchewan? Cela fait déjà un an que le ministère des Affaires intergouvernementales de la Saskatchewan a aboli le poste de direction de l'Office de coordination des affaires francophones pour des raisons budgétaires.
L'OCAF fut créé autour de 1988 avec l'argent de l'entente parallèle de la première entente Canada/communauté. Ceci répondait à une demande, de longue date des Fransaskois, d'avoir au sein du gouvernement provincial, une agence pour assumer le rôle de liaison entre la communauté fransaskoise et ce dernier. C'était une victoire importante pour les Fransaskois même si le gouvernement fédéral payait la note en entier. L'existence de l'OCAF a une valeur symbolique du français en Saskatchewan. Sur le plan pratique, l'OCAF est un appui de plus pour les personnes qui essaient de vivre en français en Saskatchewan.
L'aspect de l'OCAF qui est le mieux connu est celui du bureau de traduction. Ce bureau est toujours en place et continue de remplir son mandat. Jusqu'à la création de l'OCAF, la fonction publique du gouvernement de la Saskatchewan n'avait pas la capacité de communiquer en français. Mis devant une situation qui obligeait une communication en français, on demandait à n'importe qui de s'improviser traducteur. C'est donc compréhensible que le gouvernement privilégie cet aspect du mandat de l'OCAF. C'est utile et pas du tout encombrant.
L'aspect de promotion du français et de liaison entre la communauté fransaskoise et l'appareil gouvernemental a disparu avec l'abolition du poste de direction de l'OCAF. Plusieurs se souviendront de l'énergie dépensée par le premier directeur de l'OCAF pour convaincre le gouvernement provincial d'offrir des services en français et encourager les Fransaskois à en faire la demande. Sans doute que bon nombre de ces intervenants au gouvernement provincial ont été plutôt tièdes à cette notion alors que les Fransaskois ont été lents à en faire la demande. Le directeur de l'OCAF s'était donné une grosse commande avec des résultats plutôt décevants.
Le ministre des Affaires intergouvernementales n'a pas encore annoncé ses plans à long terme pour son agence gouvernementale. L'OCAF sera-t-il uniquement un bureau de traduction? Le gouvernement a-t-il l'intention de conserver l'aspect liaison avec la communauté fransaskoise?
Après un an, le ministre, Ned Shillington, devrait énoncer clairement ce qu'il entend faire avec l'OCAF.