Document précédant  Min. Éducation Saskatchewan Programme vert Menu principal Programme d'études Programme d'études Document suivant


Fiche 28
Figure de style: La comparaison

La comparaison rapproche deux groupes nominaux en les reliant par comme. Les réalités qu'ils représentent restent bien distinctes.

Exemples:
« Comme les chats rétifs qui chassent dans les cours...
Sous leurs fronts obstinés doux comme le tulle... »
               Sylvain Garneau, Mon école

Le deuxième vers joue sur la polysémie du mot broche:
« tourne la vie comme une broche de rubis (...) Tout passe comme un fruit (...) »
               Jean-Paul Mauranges, Fantaisie

« un oeillet rouge
comme un rayon rouge
comme une flèche rouge? »
               Pablo Neruda, Fantaisie

« C'est un enfant comme tous les autres (...)
Il aurait voulu commencer comme tous les autres (..)
Il aurait voulu couler dans les ruisseaux comme une écorce. »
               Pierre Morency, C'est un enfant

« voici qu'il neige par surprise doucement
comme un visage aimé murmurant des mots d'amour. »
               Sylvie Sicotte, Voici qu'il neige

« Fuyant tout ce bruit
Comme on fuit la peste »
               André Vigeant, Lézard

Robert Desnos n'a pas mis l'article
après le premier « comme » pour que ses
vers aient tous le même nombre de
pieds:
« Leur bec est dur comme cailloux.
Ils sont doux comme des joujoux »
               Robert Desnos, Les hiboux

Charles Cros a donné une texture au
sentiment d'angoisse. Auriez-vous fait
le même choix? Quel sens donnez-vous
au mot mousse? Plante ou mousse de
savon? Les deux? Pourquoi: nature?
couleur? odeur? durée?:
« une petite angoisse douce
autour du coeur comme mousse »
               Charles Cros, Matin de décembre

Les maisons
« Les vieilles maisons sont toutes voûtées,
elles sont comme des grands-mères
qui se tiennent assises, les mains sur les genoux,
parce qu'elles ont trop travaillé dans leur vie. »
               Charles-Ferdinand Ramuz, Vers

La vie c'est comme une dent
« La vie, c'est comme une dent
D'abord on n'y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis,
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie. »
               Boris Vian,
               Je voudrais pas crever

Au lieu de dire « je pleure », Verlaine utilise le pronom neutre il et invente « il pleure » pour souligner le parallélisme des deux premiers vers (ligne) et la comparaison. Sa peine lui est aussi extérieure et inexplicable que la pluie:

Ariette oubliée
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie! [...]
               Paul Verlaine, Romance sans paroles


Figure de style: La comparaison


Document précédant  Min. Éducation Saskatchewan Programme vert Menu principal Programme d'études Programme d'études Document suivant