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Fiche 29

Figure de style: La métaphore

La métaphore rapproche deux réalités qui se superposent et se confondent pour n'en former plus qu'une. La première prend les caractéristiques de l'autre.


Le nom de départ est relié à un autre nom

Attribut
« Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage »
               Baudelaire

« Et la lune est un singe échappé au
[ baluchon d'un marin
Qui vous regarde à travers les
[ barreaux légers de la nuit. »
               Jules Supervielle

Les enfants du quartier sont des rois fainéants...
(Cette métaphore est une métaphore filée parce qu'elle influence le reste du poème. Pour la comprendre, chercher dans l'Histoire de France qui étaient les rois fainéants).

Leurs fronts sont boucliers abritant mille rôles...
               Sylvain Garneau, Mon école

Chaque vers de ce poème est une métaphore. Il pourrait servir de modèle à un autoportrait ou à un portrait:
« Tes mains sont deux fleurs ouvertes »
               Michelle Cavalleri, Poème à la petite fille Pascale-Marie

Ses yeux jaunes
n'ont laissé qu'une fente
pour y jeter la monnaie de la nuit.
               Pablo Neruda, Ode au chat

Voir aussi Claude Gauthier: Ma maison.

Apposition
« Sommeil, paisible fils de la Nuit solitaire »
               Philippe Desportes

« Et tous les chiffres de la terre,
Tous ces insectes qui défont
Et qui refont leur fourmilière
Sous les yeux fixes des garçons. »
Jules Supervielle, Mathématiques

Le nom de départ est relié à un
autre nom par la préposition « de »


Les deux images se fondent et s'enrichissent mutuellement.

« La palmeraie des piles nucléaires »
               Charles Dobzynski

« Le parapet dur d'un trapèze...
La mâchoire d'un angle s'ouvre. »
               Jules Supervielle, Mathématiques

Le nom de départ est associé à un verbe, à un nom ou à un adjectif habituellement réservé pour une autre réalité

Cette association crée un effet surprenant.

Un grand cercle hésitant et sourd...
... Et le problème furieux
Se tortille et se mord la queue...
               Jules Supervielle, Mathématiques

Dans le poème « Ânes » (Le bestiaire d'Anaïs), André Vigeant laisse entendre que les industriels qui polluent sont des ânes au sens figuré. Il construit son poème autour de cette métaphore en jouant sur le sens propre et le sens figuré du mot « âne ». Il personnifie les rivières « verbe réveille » et joue encore sur le sens propre et le sens figuré de « lit » et de « bouche »:

[...] Laissant dormir leur crottin
Dans le lit de nos rivières
Qui se réveillent un beau matin
Avec des bouches d'égout [...]

« Et l'oiseau pleurait tout seul
Fleurissant le sombre ormeau
De ses larmes en corolles
De cristal et d'or nouveau. »

               Raïssa Maritain,
               Au creux du rocher

Figure de style: La comparaison


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