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Thème: Les fondements de la société

Unité: La causalité

Activité 4: La causalité et les paradigmes



A. Objectifs spécifiques


Concept: Conception du monde, paradigmes, Renaissance, humanisme, laïcisme, perception, réalité.
Connaisances: Savoir que les conceptions du monde sont susceptibles de changer considérablement d'une époque à une autre.

Savoir que la conception du monde d'une société se reflète dans son art.

Savoir que les individus apprennent à définir la réalité à partir d'un ensemble de critères qu'ils ont intériorisés.
Habiletés: Apprendre à faire des inférences en posant des questions sur les données à sa disposition.

S'exercer à comparer des données.
Valeurs: Comprendre que des croyances et des valeurs fortement ancrés influent sur la perception de la réalité.


B. Stratégies d'enseignement

Étape 1

Comme introduction à l'activité, il est suggéré de faire au moins un des exercices proposés. Ils sont conçus pour aider les élèves à comprendre que les paradigmes agissent comme des filtres qui ne laissent passer que certains aspects de la réalité.

Selon le document d'information Tester votre acuité visuelle, la plupart des gens qui lisent le texte ne voient que 9 «s» la première fois. En général, ils ou elles ne voient pas les «s» de terminaison parce qu'ils leur sont trop familiers. La gravure de la vieille-jeune femme, dans le document d'information intitulé Tester vos perceptions est un autre exemple de manipulation de nos perceptions. Il y a deux visages dans la gravure, une jeune femme et une femme âgée. Ce qu'on voit dépend, d'une part, des détails qui nous frappent d'abord; d'autre part, de la façon dont notre cerveau organise l'information. L'exercice intitulé Le pique-nique est une autre activité visant à illustrer à quel point nos perceptions sont préconçues. C'est un récit dans lequel on renverse complètement les rôles sexuels stéréotypés. Le texte pour l'élève est présenté de façon à éliminer tous les mots clés sur les rôles stéréotypés et toutes les terminaisons qui permettraient d'identifier le genre grammatical. On demande aux élèves de combler les vides. Après l'exercice, ils seront étonnés de voir à quel point leurs perceptions sont déformées.

Étape 2

À la suite des exercices ci-dessus, les élèves sont prêts à comprendre les différences entre l'art de l'Antiquité, celui du Moyen Âge et celui de la Renaissance.

Identifier en bibliothèque un nombre suffisant de photographies d'oeuvres d'art de ces périodes ou utiliser celles que l'on retrouve aux figures 3-1 à 3-18.

Diviser la classe en groupes coopératifs selon le nombre d'oeuvres disponibles. Le travail devrait se faire en suivant les sept étapes du procédé d'appréciation d'une oeuvre d'art (voir programme d'éducation artistique). On peut utiliser au besoin la grille d'appréciation ci-après. Chaque groupe devrait avoir accès à tour de rôle aux oeuvres que les autres groupes ont étudiées.

Présenter aux groupes quelques oeuvres de chaque époque et leur demander de les comparer. Les gravures devraient couvrir une gamme de moyens d'expression, notamment l'architecture, la peinture, le dessin, la sculpture, etc. Si la culture en histoire de l'art de l'enseignante n'est pas très étendue, la peinture sera d'un accès plus facile.

Poser des questions orientées pour aider les élèves à percevoir la conception du monde qui sous-tend les illustrations. Voici quelques suggestions:

Quelles oeuvres vous paraissent représenter le plus fidèlement la réalité? Selon vous, quel message l'artiste tente-t-il de communiquer? Quelles sont les techniques utilisées pour communiquer le message?

Quelles valeurs sous-tendent l'expression artistique de ces deux époques?

Dans chaque genre de peinture, pouvez-vous comparer la personnailité des sujets décrits et ce qu'ils font? Demander ensuite aux groupes d'établir un tableau comparatif portant sur les oeuvres et sur la conception du monde des trois époques d'après ce qu'ils ont pu observer et déduire des illustrations.

Étape 3

Pour approfondir la dimension culture/histoire, demander aux élèves, individuellement ou en groupes, de faire une recherche portant sur un artiste du Moyen Âge ou de la Renaissance et sur son oeuvre.

Étape 4

Pour approfondir la dimension création/production, demaner chaque élève de dessiner ou de peindre le portrait d'un ou d'une camarade en adoptant un style ou un mode d'expression correspondant à l'une des oeuvres étudiées.

C. Notes explicatives

Le but de cette activité est d'illustrer comment la représentation artistique est en partir fonction de la vision du monde. L'illustration se fait en comparant l'art médiéval à l'art de la Renaissance.

Les apprentissages essentiels communs surtout favorisés sont l'analyse numérique (préparation de graphique au sujet des estimations de l'âge de la femme; interprétation des résultats du graphique), les capacités et valeurs personnelles (travail de groupe coopératif), la communication (s'exprimer en groupe - établir un tableau coopératif), l'apprentissage autonome (faire une recherche portant sur un artiste du Moyen Âge ou de la Renaissance et son oeuvre), et la capacité et le raisonnement critique (faire une appéciation d'une oeuvre d'art - dessiner ou peindre le portrait d'un ou d'une camarade).

D. Matériel requis E. Suggestions d'évaluation

F. Durée approximative

Feuille de travail nº 1

Tester votre acuité visuelle


Lisez la phrase dans le cadre ci-dessous


Les systèmes scientifiques,
s'ils sont bien compris,
ne cessent de nous étonner.




Comptez maintenant les «s» de cette phrase. Comptez-les une fois seulement, ne faites pas de retour en arrière pour les compter à nouveau. Combien en avez-vous compté? Si vous en avez trouvé 9, essayez à nouveau, il y en a d'autres.

En zvez-vous trouvé 13? C'est effectivement le nombre exact.

Si vous n'avez pas trouvé tous les «s» la première fois, ne vous en faites pas, c'est normal. On ne voit pas toujours ce que l'on pense voir.

Feuille de travail nº 2

Tester vos perceptions


Quel est l'âge approximatif de cette femme?

Tester vos perceptions


Feuille de travail nº 3

Estimations de l'âge de la femme


Lorsque chacun aura établi l'âge approximatif de la femme, notez toutes les réponses au tableau. Ensuite placez-les par catégorie et préparez un graphique pour illustrer les résultats. Vous pourriez choisir de grouper les réponses en adoptant le système suivant: moins de 25 ans, de 25 à 34, de 35 à 44, de 45 à 54, de 55 à 64, 65 ans et plus. Faites passer le test à une autre classe pour vérifier les résultats.

Qu'est-ce qui pousse à interpréter la gravure de deux façon différentes?

Qu'est-ce que ceci nous indique sur nos processus de perception?

Croyez-vous que les jeunes aient tendance à voir ce visage différement de la façon dont le perçoivent les personnes plus âgées?

Estimatione de l'âge de la femme

Feuille de travail nº 4

Le pique-nique


Paul quitte son lit et ouvre les _____ rideaux _____ de sa chambre _____ et _____. Le soleil brille et il fait un temps superbe; il se met à _____ de plaisir en pensant au pique-nique prévu pour l'après-midi. Il ouvre son armoire et contemple les tricots de couleur _____ qui s'y trouvent. Il choisit d'abord le bleu, ensuite le vert, mais n'arrive pas à décided lequel est le plus _____. «_____, crie-t-il du haut de l'escalier, quel tricot devrais-je porter?» «Je crois que le bleu te va mieux, parce qu'il est de la couleur de tes yeux, répond _____. Mais n'oublie pas d'enfiler un_____, car je veux que tu m'aides à préparer le _____ pour le pique-nique.»

Valérie sort du lit _____ et ouvre les _____. Le soleil inonde la pièce et illumine le _____ _____ plancher et la _____ de _____ sur le bureau. Elle enfile son _____ et s'écrie: «_____, le petit-déjeuner est-il prêt?», tout en _____ l'escalier. «Oui, mais fait vite, je veux que tu aides _____ à préparer le barbecue pour le pique-nique.»

_____ est déjà dehors à laver la voiture. «Bonjour_____, dit-_____. Pourquoi n'irais-tu pas chercher le barbecue et les briquettes pour les mettre dans le coffre? Tu commences à être fort _____, tu dois pouvoir le faire tout_____ seu_____». _____ siffle en polissant le capot de la voiture. «_____, vérifie donc la pression de l'air dans les pneux pendant que je vais prendre un café», dit-_____, se dirigeant vers la cuisine pour voir si le café est prêt. _____ et _____ ont presque fini de garnir le panier à pique-nique de pain, de beurre, de saucisson et de biscuits. «Puis-je verser le café dans le thermos, _____?» demande _____. «Non, répond _____, la cafetière est très lourde; tu pourrais la faire tomber et te brûler. Mais tu peux porter cette tasse de café à _____». _____ s'installe dans son fauteuil préféré et contemple avec le plaisir la cuisine qui reluit de propreté, grâce aux soins de _____. _____ apprécie le plaisir de s'asseoir confortablement chez _____ après sa dure semaine de travail à la scierie.

Après le déjeuner, ils montent dans la voiture et _____ les conduit jusqu'au parc sur la plage. _____ et_____ transportent le nécessaire et choisissent un endroit ensoleillé, au creux d'un tronc d'arbre échoué sur la plage. _____ étend la couverture, se couvre la tête d'un grand chapeau et sort son travail de crochet. «Aimerais-tu jouer au ballon, _____?» dit _____. «D'accord, dit _____, installons le filet pour faire une partie». «Est-ce que je peux jouer avec vous?» demande _____. «Bein sûr, répond _____, tu peux jouer avec nous. _____, ne lance pas le ballon trop fort quand tu l'enverras à _____». Après un certain temps, _____ s'écrie «_____, tu devrais arrêter. Tu me parais avoir chaud. Viens t'asseoir près de moi pour m'aider avec cet écheveau de laine». _____ et _____ continuent leur jeu un moment, mais _____ s'arrête pour s'asseoir dans le sable en s'exclamant: «Ouf, je n'en peux plus. Les enfants, pourquoi n'iriez-vous pas explorer la plage?». _____ taquine _____ lui disant, en lui chatouillant le menton: «Tu me parais si adorable et détend_____, mon amour. Je crois que je vais m'étendre près de toi pendant que les enfants s'amusent».

_____ et_____ décident de voir quelle distance ils peuvent parcourir en marchant sur les troncs d'arbre sans mettre le pied à terre. Ils sautent d'un tronc à l'autre, _____ tenant _____ par la main quand _____ trouve les sauts trop difficiles. Ensuite ils s'arrêtent près d'un amas de bois et se mettent à construire une cabane. Tout à coup, _____ s'écrie: »Un serpent!» et s'élance vers _____ qui _____ prend dans ses bras pour _____ rassurer. _____ s'empare d'un bâton et va voir à l'endroit indiqué par _____. Mais _____ laisse tomber le bâton et pouffe de rire: «Ce que tu peux être bête. Ce n'est qu'un vieux bout de varech seché.» «Hi, hi murmure-t-_____, le visage tout rose. On retourne manger d'accord?». Ils s'aperçoivent soudain que la mer, qui leur semblait si basse tout à l'heure, recouvre maintenant toute la plage. Les vagues lèchent le pied de l'escarpement qu'ils ont longé il y a à peine une heure ou deux. «Mon Dieu!, s'exclame _____ d'une voix craintive, la marée nous a coupé la route. Qu'est-ce qu'on fait?». _____ prend la main de _____ et l'entraîne vers une saillie en surplomb. «Regarde, il y a une _____ qui pêche dans sa barque. Essayons d'attirer son attention, dit-_____». Ils crient à tue-tête: «Au secours! Au secours! Nous sommes pris par la marée!». Mais le bruit du vent et de la mer couvre leurs cris et personne ne vient à leur rescousse.

_____ commence à avoir vraiment peur. _____ pleure doucement. «Ne t'inquiètes pas, dit _____, attends-moi ici, je vais aller chercher du secours». «Mais comment feras-tu?», questionne-t- _____. «Je vais escalader l'escarpement et j'irai chercher _____», répond _____. _____ enlève son chandail et en fait un petit coussin pour que _____ puisse s'asseoir à l'aise en l'attendant. Ensuite, _____ respire profondément et commence à grimper. Tirant et poussant des pieds et des mains, _____ prend appui sur tout ce qui présente: crevasses, saillies et racines. Près du sommet, son pied glisse et_____ , qui _____ surveille, retient son souffle en _____ voyant balancer dans le vide, à bout de bras. Grâce à un immense effort, _____ réussit à se hisser au haut de la falaise et disparaît aussitôt. _____ soupire d'aise et se met à attendre patiemment _____. Tou_____ seu_____, _____ se sent un peux nerveu_____ et se met à penser à Plume, sa poupée préférée, si douce et rassurante.

_____ entend bientôt _____ qui l'appelle et_____ aperçoit son visage en haut de l'escarpement. «Nous allons bientôt te tirer de là», dit-_____. «Est-ce que je peux grimper maintenant?» demande-t-_____ en se levant. «Non, non! s'écrie-t-_____, tu n'es pas assez for_____. C'est la garde côtière qui vient te chercher en bateau».

En effet, _____ entend bientôt le bruit du moteur et _____ garde-pêche amarre le bateau sous la saillie où _____ prison_____. «Tu vas devoir sauter», lui explique-t-_____. À la vue du bateau qui se balance sur l'eau, _____ s'affole: «Je ne peux pas. J'ai trop peur». «Ne crains rien, je vais t'attraper», lui dit-_____. _____ roule le bas de ses jeans et, les yeux fermés, s'élance vers le bateau. «Je vais te conduire dans un endroit sûr», _____ rassure-t-_____, en _____ tenant dans ses bras forts et bronzés. Peu de temps après, le bateau contourne la point en pétardant et _____ se retrouve bientôt auprès de sa famille qui l'attend pour pique-niquer.

Document d'information

Le pique-nique


Paul quitte son lit et ouvre les jolis rideaux fleuris de sa chambre rose et blanche. Le soleil brille et il fait un temps superbe; il se met à glousser de plaisir en pensant au pique-nique prévu pour l'après-midi. Il ouvre son armoire et contemple les tricots de couleur vive qui s'y trouvent. Il choisit d'abord le bleu, ensuite le vert, mais n'arrive pas à décided lequel est le plus beau. «Papa, crie-t-il du haut de l'escalier, quel tricot devrais-je porter?» «Je crois que le bleu te va mieux, parce qu'il est de la couleur de tes yeux, répond celui-ci. Mais n'oublie pas d'enfiler un tablier, car je veux que tu m'aides à préparer le goûter pour le pique-nique.»

Valérie sort du lit paresseusement et ouvre les volets. Le soleil inonde la pièce et illumine le train électrique plancher et la collection de timbre sur le bureau. Elle enfile son blue-jean et s'écrie: «Papa, le petit-déjeuner est-il prêt?», tout en dévalant l'escalier. «Oui, mais fait vite, je veux que tu aides maman à préparer le barbecue pour le pique-nique.»

Maman est déjà dehors à laver la voiture. «Bonjour chérie, dit-elle. Pourquoi n'irais-tu pas chercher le barbecue et les briquettes pour les mettre dans le coffre? Tu commences à être forte, tu dois pouvoir le faire toute seule». Maman siffle en polissant le capot de la voiture. «Valérie, vérifie donc la pression de l'air dans les pneux pendant que je vais prendre un café», dit-elle, se dirigeant vers la cuisine pour voir si le café est prêt. Paul et son père ont presque fini de garnir le panier à pique-nique de pain, de beurre, de saucisson et de biscuits. «Puis-je verser le café dans le thermos, papa?» demande Paul. «Non, répond celui-ci, la cafetière est très lourde; tu pourrais la faire tomber et te brûler. Mais tu peux porter cette tasse de café à ta mère». Maman s'installe dans son fauteuil préféré et contemple avec le plaisir la cuisine qui reluit de propreté, grâce aux soins de papa. Elle apprécie le plaisir de s'asseoir confortablement chez elle après sa dure semaine de travail à la scierie.

Après le déjeuner, ils montent dans la voiture et maman les conduit jusqu'au parc sur la plage. Valérie et sa mère transportent le nécessaire et choisissent un endroit ensoleillé, au creux d'un tronc d'arbre échoué sur la plage. Papa étend la couverture, se couvre la tête d'un grand chapeau et sort son travail de crochet. «Aimerais-tu jouer au ballon, maman?» dit Valérie. «D'accord, dit sa mère, installons le filet pour faire une partie». «Est-ce que je peux jouer avec vous?» demande Paul. «Bein sûr, répond maman, tu peux jouer avec nous. Valérie, ne lance pas le ballon trop fort quand tu l'enverras à Paul». Après un certain temps, papa s'écrie «Paul, tu devrais arrêter. Tu me parais avoir chaud. Viens t'asseoir près de moi pour m'aider avec cet écheveau de laine».

Maman et Valérie continuent leur jeu un moment, mais maman s'arrête pour s'asseoir dans le sable en s'exclamant: «Ouf, je n'en peux plus. Les enfants, pourquoi n'iriez-vous pas explorer la plage?». Elle taquine son époux lui disant, en lui chatouillant le menton: «Tu me parais si adorable et détendu, mon amour. Je crois que je vais m'étendre près de toi pendant que les enfants s'amusent».

Paul et Valérie décident de voir quelle distance ils peuvent parcourir en marchant sur les troncs d'arbre sans mettre le pied à terre. Ils sautent d'un tronc à l'autre, Valérie tenant Paul par la main quand celui-ci trouve les sauts trop difficiles. Ensuite ils s'arrêtent près d'un amas de bois et se mettent à construire une cabane. Tout à coup, Paul s'écrie: »Un serpent!» et s'élance vers Valérie qui le prend dans ses bras pour le rassurer. Elle s'empare d'un bâton et va voir à l'endroit indiqué par son frère. Mais elle laisse tomber le bâton et pouffe de rire: «Ce que tu peux être bête. Ce n'est qu'un vieux bout de varech seché.» «Hi, hi murmure-t-il, le visage tout rose. On retourne manger d'accord?». Ils s'aperçoivent soudain que la mer, qui leur semblait si basse tout à l'heure, recouvre maintenant toute la plage. Les vagues lèchent le pied de l'escarpement qu'ils ont longé il y a à peine une heure ou deux. «Mon Dieu!, s'exclame Paul d'une voix craintive, la marée nous a coupé la route. Qu'est-ce qu'on fait?». Valérie prend la main de son frère et l'entraîne vers une saillie en surplomb. «Regarde, il y a une femme qui pêche dans sa barque. Essayons d'attirer son attention, dit-elle». Ils crient à tue-tête: «Au secours! Au secours! Nous sommes pris par la marée!». Mais le bruit du vent et de la mer couvre leurs cris et personne ne vient à leur rescousse.

Paul commence à avoir vraiment peur. Il pleure doucement. «Ne t'inquiètes pas, dit Valérie, attends-moi ici, je vais aller chercher du secours». «Mais comment feras-tu?», questionne-t-il. «Je vais escalader l'escarpement et j'irai chercher maman», répond sa soeur. Elle enlève son chandail et en fait un petit coussin pour que son frère puisse s'asseoir à l'aise en l'attendant. Ensuite, elle respire profondément et commence à grimper. Tirant et poussant des pieds et des mains, elle prend appui sur tout ce qui présente: crevasses, saillies et racines. Près du sommet, son pied glisse et Paul , qui la surveille, retient son souffle en la voyant balancer dans le vide, à bout de bras. Grâce à un immense effort, Valérie réussit à se hisser au haut de la falaise et disparaît aussitôt. Paul soupire d'aise et se met à attendre patiemment sa soeur. Tout seul, il se sent un peux nerveux et se met à penser à Plume, sa poupée préférée, si douce et rassurante.

Il entend bientôt sa mère qui l'appelle et il aperçoit son visage en haut de l'escarpement. «Nous allons bientôt te tirer de là», dit-elle. «Est-ce que je peux grimper maintenant?» demande-t-il en se levant. «Non, non! s'écrie-t-elle, tu n'es pas assez fort. C'est la garde côtière qui vient te chercher en bateau».

En effet, il entend bientôt le bruit du moteur et la garde-pêche amarre le bateau sous la saillie où il prisonnier. «Tu vas devoir sauter», lui explique-t-elle. À la vue du bateau qui se balance sur l'eau, Paul s'affole: «Je ne peux pas. J'ai trop peur». «Ne crains rien, je vais t'attraper», lui dit-elle. Paul roule le bas de ses jeans et, les yeux fermés, s'élance vers le bateau. «Je vais te conduire dans un endroit sûr», le rassure-t-elle, en le tenant dans ses bras forts et bronzés. Peu de temps après, le bateau contourne la point en pétardant et Paul se retrouve bientôt auprès de sa famille qui l'attend pour pique-niquer.

Feuille de travail nº 5

Grille d'observation d'une oeuvre d'art


Premierès
impresssions





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