Aides à la planification

Tableau 3

Les sciences pour les écoles de la Saskatchewan

Table séquentielle des facteurs scientifiques qui sous-tendent les aspects de l'alphabétisme scientifique 1,2

1 Adapté de: Hart, E.P. (1987). Science for Saskatchewan School : Proposed Directions, Field Study, Part B. A Framework for Curriculum Development. Projet du SIDRU financé par le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan.
2 Les facteurs développés pour la 7e année et les années suivantes ne sont ni définis, ni expliqués dans ce document.


Explication des facteurs scientifiques qui sous-tendent les aspects de l'alphabétisme scientifique

A. Nature de la science

Une personne qui a acquis une certaine culture scientifique comprend la nature de la science et des connaissances scientifiques.La science est à la fois publique et privée. Les véritables expériences scientifiques font découvrir aux élèves les aspects privés et intuitifs des investigations et des découvertes scientifiques ainsi que les aspects publics plus formels.

La science est par nature:

A1 Publique/privée D(M-12) 1
Elle repose sur des évidences développées en privé par des individus ou des groupes, qui sont partagées en public avec d'autres. Ceci offre à d'autres individus l'occasion d'examiner les preuves et les conclusions.

Exemple: Les élèves tiennent des journaux de classe de leurs observations, puis partagent ce qu'ils ou elles ont découvert avec d'autres membres de la classe.

A2 Historique D(M-12)
Les connaissances scientifiques du passé doivent être examinées dans leur contexte historique et non dénigrées à la lueur des connaissances actuelles.

Exemples: Les croisements sélectifs du maïs par les peuples indiens de l'Amérique du Nord ont produit une plante de grande qualité. Louis Pasteur a découvert que si l'on chauffe le lait, on tue les microbes. De nos jours le lait est pasteurisé.

A3 Holistique D(M-12)
Toutes les branches des sciences sont liées.

Exemple: Les principes de la chimie gouvernent la manière dont un animal digère sa nourriture.

A4 Reproductible I(M-2), D(3-12) 2
Elle repose sur des preuves qui pourraient être obtenues par d'autres chercheurs dans un autre endroit et à un moment différent, mais dans des conditions semblables.

Exemple: Tous les élèves d'un groupe font la même expérience et découvrent des ressemblances entre leurs résultats.

A5 Empirique I(M-2), D(3-12)
Les connaissances scientifiques reposent sur l'expérimentation ou l'observation.

Exemple: Les scientifiques font des expériences et réunissent des données sur ce qu'ils ou elles observent.

A6 Probabiliste I(2-8), D(9-12)
Elle ne permet pas de faire de prédiction absolue ni de donner d'explication absolue.

Exemple: Les prévisions météorologiques sont de 20% de chances de précipitations pour demain.

A7 Unique I(3-7), M(8-12)
La nature de la connaissance scientifique et les procédés qu'emploie la science pour parvenir à de nouvelles connaissances sont différents de ceux d'autres domaines de connaissances, tels que la philosophie.

Exemple: La science et la philosophie utilisent des méthodes différentes pour comprendre la nature.

A8 Expérimentale I(6), D(7-12)
Elle est sujette à des changements. Elle ne prétend pas être la vérité absolue et définitive. Cette caractéristique ne diminue pas la valeur des connaissances scientifiques aux yeux de la personne qui possède une véritable culture scientifique.

Exemple: Au fur et à mesure que de nouvelles données sont disponibles, les théories se modifient pour prendre en considération les anciennes données et les nouvelles. C'est la raison pour laquelle on considère de façon différente la structure atomique maintenant qu'en 1900.

A9 Reliée à l'être humain / à la culture I(6-9), D(10-12)
Elle est un produit de l'humanité. Elle fait appel à l'imagination créatrice. Les connaissances sont déterminées par des concepts et à partir de ces concepts qui sont les produits de la culture.

Exemple: Grâce à la biotechnologie, on a pu éliminer l'acide érucique du canola. Ceci a permis de développer des variétés améliorées d'huile de canola pour cosommation humaine.

1 La notation D(M-12) indique que le développement de ce facteur commence en maternelle et continue jusqu'en 12e année.

2 La notation I(M-2), D(3-12) indique que l'introduction initiale de ce facteur aurait lieu de la maternelle à la 2e année, et son développement commencerait en 3e jusqu'en 12e année.

 

B. Concepts scientifiques fondamentaux

La personne qui possède une certaine culture scientifique comprend et applique exactement les concepts, les principes, les lois et les théories scientifiques appropriés dans son interaction avec la société et l'environnement.

Les principaux concepts sont:

B1 Le changement D(M-12)
Le changement est le processus consistant à se transformer. Il peut s'effectuer en plusieurs étapes.

Exemples: Les saisons changent tout au long de l'année.Un organisme se développe. C'est d'abord un oeuf, puis il grandit et finit par mourir. Les roches subissent l'action de l'érosion.

B2 L'interaction D(M-12) Elle se produit lorsque deux choses ou plus s'influencent ou s'affectent mutuellement.

Exemple: Des animaux vivant au même endroit doivent se battre pour la nourriture et l'espace.

B3 L'ordre D(M-12)
C'est une séquence régulière qui soit existe dans la nature soit est imposée par la classification.

Exemple: La Terre tourne autour du Soleil de façon régulière.

B4 L'organisme D(M-12)
C'est une chose vivante ou une chose qui vivait autrefois.

Exemple: Les plantes et les animaux sont des organismes.

B5 La perception D(M-12)
C'est l'interprétation par le cerveau de données sensorielles.

Exemple: Au baseball, un joueur de champ va courir vers l'endroit où la balle va sans doute atterrir.

B6 La symétrie D(M-12)
C'est la répétition d'un motif répétitif à l'intérieur d'une structure plus grande.

Exemples: Certains animaux semblent être formés de 2 moitiés correspondantes. La plupart des motifs de papier peint montrent une symétrie.

B7 La force I(M-1), D(2-12)
C'est une poussée ou une traction.

Exemples: Un aimant peut attirer un trombone. Si l'on pédale sur une bicyclette, elle va avancer.

B8 La quantification I(M-1), D(2-12)
Les nombres peuvent être utilisés pour exprimer des informations importantes.

Exemples: Il y a 60 secondes dans 1 minute. Il y a 206 os dans le corps humain.

B9 La reproduction des résultats I(M-2), D(3-12)
En faisant la même chose, on devrait obtenir les mêmes résultats si toutes les conditions sont identiques. C'est une caractéristique nécessaire de l'expérimentation scientifique.

Exemple: Lorsqu'on place un petit glaçon dans un seau d'eau chaude, le glaçon fond.

B10 La cause et l'effet I(M-2), D(3-12)
C'est la manière dont une chose en affecte une autre.

Exemples: Si l'on marche dehors en hiver sans porter de gants, on risque d'avoir froid et mal aux mains. Un oiseau effrayé risque de s'envoler.

B11 La prévisibilité I(M-3), D(4-12)
On peut identifier des motifs répétitifs dans la nature, dont on peut tirer des inférences.

Exemple: Lorsqu'une graine reçoit suffisamment d'humidité et se trouve dans un endroit chaud, elle germe. On peut donc prédire que pour empêcher les graines de germer, il faut les conserver au sec.

B12 La conservation I(M-4), D(5-12)
C'est une compréhension de la nature limitée des ressources du monde, et de la nécessité de les traiter avec prudence et économie.

Exemples: On économisera de l'énergie si on isole sa maison. On peut concevoir des voitures plus petites et plus efficaces qui utiliseront moins de carburant.

B13 L'énergie et la matière I(1-2), D(3-12)
C'est la relation interchangeable et dépendante entre l'énergie et la matière.

Exemple: Lorsqu'une chandelle brûle, une partie de l'énergie qui se trouvait dans la cire est libérée en chaleur et en lumière.

B14 Le cycle I(2), D(3-12)
Certains événements ou certaines conditions se répètent.

Exemples: Les saisons changent au cours de l'année. Certains oiseaux migrent au printemps et en automne.Le balancier d'une horloge a un mouvement régulier.

B15 Le modèle I(1-2), D(3-12)
C'est la représentation de quelque chose.

Exemples: Un globe terrestre est le modèle de la Terre. On peut fabriquer des modèles d'atomes à l'aide de billes et de boules de styromousse.

B16 Le système I(3), D(4-12)
Un ensemble de parties reliées forment un système.

Exemples: La Terre est une planète du système solaire. Une chaîne stéréo se compose de haut-parleurs, d'un amplificateur, d'autres appareils tel qu'un lecteur de disques compacts ou autre, qui sont tous reliés.

B17 Le champ I(2), D(3-12)
C'est quelque chose qui remplit tout un espace et peut influencer quelque chose d'autre.

Exemples: Deux pôles magnétiques similaires se repoussent. Si on lance une balle en l'air, elle retombe sur terre à cause de la force de gravité.

B18 La population I(3), D(4-12)
C'est un groupe d'organismes qui partagent des caractéristiques communes.

Exemple: Une population humaine est un groupe de personnes vivant ensemble dans un endroit donné.

B19 La probabilité I(3-8), D(9-12)
C'est le degré relatif de certitude que l'on peut reconnaître si certains événements se passent à intervalles de temps donnés ou selon une séquence donnée.

Exemple: La probabilité d'être atteint de certains types de cancer augmente avec l'exposition à de fortes doses de radiations.

B20 La théorie I(3-9), D(10-12)
C'est un groupe de phrases, d'équations ou de modèles, ou une combinaison des trois, reliés entre eux et cohérents, qui permettent d'expliquer des choses ou des événements.

Exemple: Il existe une théorie de l'extinction périodique des espèces.

B21 La justesse I(5-8), D(9-12)
C'est reconnaître que les mesures sont incertaines et qu'il est important d'utiliser correctement des chiffres significatifs.

Exemple: Une montre, qui possède une aiguille pour les minutes, est plus précise pour mesurer le temps qu'un sablier.

B22 Les entités fondamentales I(6), D(7-12)
Ce sont des unités de structure ou de fonction sur lesquelles on peut se baser.

Exemples: La cellule est l'unité de base de la vie. L'atome est l'unité de base de la matière.

B23 L'invariance I(6), D(7-12)
C'est le caractère de ce qui reste constant lorsque d'autres caractéristiques changent.

Exemple: La masse est conservée lors d'une réaction chimique.

B24 L'échelle I(6), D(7-12)
Elle implique un changement de dimension, ce qui peut affecter la manière dont un système opère.

Exemple: Un avion de papier fait avec une feuille de cahier volera de manière différente d'un avion de papier fait dans le même papier et sur le même modèle, mais avec une feuille de la taille d'une affiche.

B25 Le temps et l'espace I(6-7), D(8-12)
C'est un cadre mathématique qui permet de décrire des objets et des événements.

Exemple: Un être humain moyen a une extension dans une direction d'environ 1,75 mètre et dans une autre direction d'environ 70 ans.

B26 L'évolution I(6-8), D(9-12)
C'est une série de changements qui peuvent servir à expliquer comment une chose en est arrivée à ce qu'elle est ou en quoi elle va se transformer. Cette évolution va en général du simple au complexe.

Exemple: On considère que l'évolution organique progresse par petits changements successifs. De la même façon, les théories scientifiques subissent des changements qui permettent d'incorporer les nouvelles données au fur et à mesure qu'elles deviennent disponibles.


C. Procédés d'investigation scientifique

La personne qui possède une culture scientifique générale se sert de procédés propres à la science pour résoudre des problèmes, prendre des décisions et mieux comprendre la société et l'environnement.

Des procédés plus complexes ou intégrés en comprennent qui sont plus fondamentaux.

Les capacités intellectuelles sont acquises et se développent la vie durant, si bien que leur contrôle peut faciliter l'apprentissage. Ceci permet d'obtenir des compétences de résolution de problèmes et de traitement de l'information qui dépassent de loin les programmes scolaires.

La personne qui peut accéder à l'information, la traiter, appliquer sa connaissance des principes scientifiques à l'analyse d'une question, identifier des valeurs et parvenir à un consensus grâce aux stratégies d'évaluation possède nécessairement les procédés qui sont à la base de l'investigation scientifique.

Ces procédés de base sont les suivants:

C1 La classification D(M-12)
C'est une méthode systématique dont on se sert pour imposer un ordre à un ensemble d'objets ou d'événements.

Exemple: On peut grouper des objets de plusieurs manières: par la taille, la forme ou la couleur.

C2 La communication D(M-12)
C'est une méthode, parmi plusieurs, de transmission d'information d'une personne à une autre.

Exemple: On peut citer comme exemple de communication la rédaction de rapports ou la participation aux discussions en classe.

C3 L'observation et la description D(M-12)
C'est une des démarches scientifiques les plus élémentaires, lors de laquelle on utilise ses sens pour obtenir des renseignements sur son environnement.

Exemples: Les élèves notent les conditions météorologiques chaque matin à 9 heures. Lors d'une recherche, une élève écrit un paragraphe dans lequel elle note les progrès d'une réaction entre du cuivre brûlant et des vapeurs de soufre.

C4 La coopération D(M-12)
C'est travailler de façon productive au sein d'une équipe, pour atteindre les objectifs de l'équipe.

Exemple: Les élèves partagent les responsabilités d'une expérience.

C5 La mesure D(M-12)
On utilise un instrument pour estimer une valeur quantitative liée à certaines caractéristiques d'un objet ou d'un événement.

Exemple: On peut déterminer la longueur d'une barre de métal au millimètre près si l'on utilise l'instrument de mesure correct.

C6 La mise en question I(M-1), D(2-12)
C'est soulever un problème ou une question pour faciliter la recherche ou la discussion.

Exemple: Un élève devrait être capable de créer des questions dirigées au sujet d'événements observés. Lorsqu'il observe des oiseaux migrateurs, il devrait grâce à des questions telles que: «Pourquoi les oiseaux se réunissent-ils pour effectuer la migration?», «Certains oiseaux migrent-ils seuls?», «Comment les oiseaux savent-ils où se rendre?» pouvoir aller plus avant dans la recherche.

C7 L'utilisation des nombres I(M-1), D(2-12)
C'est se servir de systèmes numériques (compter ou mesurer) souvent en plus des mots, pour exprimer des idées, faire des observations ou établir des relations.

Exemple: Une orange aura 7 pépins tandis qu'une autre n'en aura point.

C8 La formulation d'hypothèses I(1-2), D(3-12)
C'est formuler une généralisation expérimentale qui peut servir à expliquer un assez grand nombre d'événements, mais qui doit être testée, immédiatement ou ultérieurement, par des expériences.

Exemple: Demander aux élèves d'expliquer ce qu'ils croient qui va arriver à une plante si on la place dans le noir pendant plusieurs jours. Leur demander ensuite d'expliquer comment concevoir et mener des expériences qui testeront leurs explications.

C9 L'inférence I(1-2), D(3-12)
C'est donner une explication à partir de l'expérience qu'on possède d'une chose.

Exemple: Du fait que l'argile est moins perméable, des flaques d'eau sur un sol argileux ne se résorberont pas aussi vite qu'elles le feront sur un sol sablonneux.

C10 La prédiction I(1-2), D(3-12)
C'est se servir des informations préalables pour prévoir les résultats futurs.

Exemple: Décider si oui ou non il va pleuvoir en regardant les nuages.

C11 Le contrôle des variables I(1-2), D(3-12)
C'est identifier ou gérer les conditions qui peuvent influencer une situation ou un événement.

Exemple: Pour pouvoir tester l'effet d'un engrais sur la croissance d'une plante, tous les facteurs qui peuvent être importants dans la croissance de cette plante doivent être identifiés et conservés identiques de façon que l'effet de l'engrais puisse être observé.

C12 L'interprétation des données I(2), D(3-12)
C'est un procédé important basé sur la découverte d'un modèle dans un ensemble de données. Ce procédé peut mener à une généralisation.

Exemple: L'herbe se trouvant sous une couverture jetée sur une pelouse va jaunir. Si on enlève la couverture, l'herbe finira par reverdir. On pourrait inférer de cette observation que c'est un manque de lumière ou un accroissement de la pression sur les plantes qui les a fait jaunir. Lors d'une expérience différente, les feuilles d'une plante jaunissent lorsqu'on la place dans l'obscurité. Les feuilles d'une plante semblable qui restent dans la lumière ne jaunissent pas. On pourrait en tirer la conclusion qu'il existe un lien entre la quantité de lumière qu'une plante peut recevoir et la couleur de ses feuilles. On pourrait placer un morceau de Plexiglas transparent sur la pelouse pour voir si la seule pression causera le jaunissement des plantes.

C13 La création de modèles I(2-6), D(7-12)
Les modèles sont utilisés pour présenter un objet ou un événement.

Exemple: Le globe terrestre est un modèle de la Terre.

C14 La résolution de problèmes I(3-8), D(9-12)
C'est poser des questions sur le monde naturel pour faire progresser les connaissances scientifiques. C'est aussi se servir de ces dernières pour poser d'autres questions. On utilise souvent des méthodes quantitatives.

Exemple: ne élève observe une chauve-souris un soir et ne peut pas se souvenir d'en avoir jamais vu pendant le jour. Elle se pose la question de savoir pourquoi elle n'en a jamais vu avant l'obscurité. Ceci conduit à une série de recherches pour tenter de trouver une réponse à sa question.

C15 L'analyse I(3-5), D(6-12)
C'est examiner en quoi consistent les idées et les concepts scientifiques, afin de déterminer leur essence ou leur signification.

Exemple: Des groupes observent des images par satellite des conditions météorologiques. Chaque groupe tente de développer une prévision météorologique en se basant sur ces images et sur leurs connaissances du temps, des caractéristiques des systèmes météorologiques, des mouvements observés dans les systèmes météorologiques, etc.

C16 L'expérimentation I(3-8), D(9-12)
C'est élaborer une série d'opérations destinées à recueillir des données qui serviront à tester une hypothèse ou à répondre à une question.

Exemple: Les fabricants d'automobiles procèdent à des tests de ceintures de sécurité.

C17 L'utilisation des mathématiques I(6), D(7-12)
Lorsqu'on utilise des mathématiques, les relations numériques ou spatiales sont exprimées en termes abstraits.

Exemple: L'aire d'une surface rectangulaire peut être calculée en multipliant la longueur par la largeur.

C18 L'utilisation de la relation espace-temps I(6-7), D(8-12)
C'est se servir de ces 2 critères pour décrire l'emplacement d'objets.

Exemple: La position d'une étoile à une date donnée peut être déterminée grâce à des tables de références astronomiques.

C19 L'obtention d'un consensus I(6-8), D(9-12)
C'est arriver à un accord quand il existe une variété d'opinions.

Exemples: Une discussion sur la manière de se débarrasser des déchets toxiques, basée sur une recherche des élèves, leur donne une occasion d'évaluer l'information qu'ils possèdent. À l'origine les scientifiques étaient divisés en ce qui concerne le débat sur la fusion à froid. Après plusieurs conférences, ils étaient toujours incapable de se mettre d'accord sur ce point et plus de résultats d'expériences se sont avérés nécessaires.


D. Relations science-technologie-société-environnement

La personne qui possède une culture scientifique générale comprend et apprécie l'imbrication de la science et de la technologie, ainsi que leurs rapports.

Certains facteurs qui entrent en jeu dans les relations entre la science, la technologie, la société et l'environnement sont les suivants:

D1 La science et la technologie I(M-2), D(3-12)
La science et la technologie sont différentes, bien qu'elles se recoupent parfois et dépendent l'une de l'autre.

Exemple: L'invention du microscope a conduit à de nouvelles découvertes sur les cellules.

D2 Le côté humain des scientifiques et des technologues I(3-8), D(9-12)
Les carrières scientifiques ou technologiques sont à la portée de presque tout le monde.

Exemple: En faisant des recherches sur la biographie des scientifiques célèbres, les élèves peuvent commencer à comprendre les éléments humains de la science et de la technologie.

D3 Les effets de la science et de la technologie I(3-5), D(6-12)
Les développements scientifiques et technologiques ont des effets réels et directs sur la vie de tous. Certains de ces effets sont souhaitables; d'autres ne le sont pas. Certains des effets souhaitables peuvent avoir des effets secondaires indésirables. Il semble donc qu'il existe essentiellement un principe d'échange dans lequel des bénéfices sont accompagnés de pertes.

Exemple: Comme notre société continue à accroître ses demandes de consommation énergétique et de biens de consommation, il y a de fortes chances pour que nous ayons une qualité de vie plus élevée, mais au prix d'une plus grande détérioration de l'environnement.

D4 La science, la technologie et l'environnement I(3-5), D(6-12)
La science et la technologie peuvent être utilisées pour contrôler la qualité de l'environnement. La société est capable de contrôler la qualité de l'environnement et le taux d'utilisation des ressources naturelles. Elle en a la responsabilité, pour que nous puissions, ainsi que ceux qui nous suivront, jouir d'une bonne qualité de vie.

Exemple: Chacun devrait faire sa part et agir de manière responsable pour conserver l'énergie.

D5 Le manque de compréhension du public I(3-8), D(9-12)
Il existe un écart considérable entre les connaissances scientifiques et technologiques et la compréhension du public. Il revient donc aux scientifiques, aux technologues et aux enseignants et enseignantes de faire tout leur possible pour réduire cet écart.

Exemples: Certaines personnes croient à tort que l'irradiation rend les aliments radioactifs. On croit souvent par erreur que le babeurre est une boisson à teneur élevée en calories.Selon les croyances populaires, la meilleure période pour planter les pommes de terre au printemps est pendant la pleine lune.

D6 Les ressources pour la science et la technologie I(3-8), D(9-12)
Les recherches scientifiques et technologiques actuelles exigent beaucoup de ressources, qu'il s'agisse de talent, de temps ou d'argent.

Exemple: Les progrès faits dans l'exploration spatiale vont demander les efforts collectifs de nombreuses nations qui travailleront ensemble pour trouver le temps, l'argent et les ressources nécessaires.

D7 La variété d'opinion I(3-9), D(10-12)
Il est normal que des scientifiques ou des technologues soient en désaccord, bien qu'ils invoquent les mêmes théories ou les mêmes données scientifiques.

Exemples: Le débat qui a entouré la possibilité de la fusion à froid est un bon exemple de cette variété d'opinion. Il existe un débat à l'heure actuelle pour ou contre les techniques de brûlis contrôlé dans les parcs nationaux.

D8 Les limites de la science et de la technologie I(6-8), D(9-12)
Ni la science ni la technologie ne peuvent garantir de solutions à un problème donné. En fait, trouver la solution ultime à un problème s'avère généralement impossible et il faut donc se contenter d'une solution partielle ou temporaire. On ne peut ni légiférer, ni acheter, ni garantir par des ressources illimitées de solution à un problème. La science et la technologie sont parfois impuissantes à résoudre certains problèmes humains.

Exemple: Les solutions que la technologie proposent actuellement pour l'entreposage des déchets nucléaires présentent souvent des limites significatives et ne sont au mieux que des solutions à court terme, jusqu'à ce qu'on en trouve des meilleures.

D9 L'influence de la société sur la science et la technologie I(7-9), D(10-12)
La recherche scientifique et technologique est influencée par les besoins, les intérêts et le soutien financier de la société dans son ensemble.

Exemple: La course à la Lune illustre comment les priorités peuvent déterminer la mesure dans laquelle l'étude de problèmes scientifiques et technologiques donnés est acceptée, et donc la mesure dans laquelle la société l'autorise.


E. Habiletés scientifiques et techniques

La personne qui possède une culture scientifique générale a acquis de nombreuses habiletés de manipulation liées à la science et à la technologie.

On trouvera ci-dessous la liste de ces habiletés:

E1 Savoir se servir d'instruments grossissants D(M-12)
Exemple: Les élèves utilisent correctement des instruments grossissants, comme par exemple une loupe, un microscope, un télescope, un rétroprojecteur ou un microphone.

E2 Savoir utiliser les environnements naturels D(M-12)
Les élèves utilisent à bon escient les environnements naturels. Par exemple ils ou elles recueillent, examinent et réintroduisent des spécimens.

Exemple: Les élèves peuvent faire une étude des bords d'un étang en observant et en décrivant une section donnée à des intervalles de deux semaines, pendant trois mois. Après avoir recueilli des spécimens et les avoir examinés, ils devraient les réintroduire dans leur environnement naturel.

E3 Savoir utiliser l'équipement prudemment D(M-12)
Les élèves font preuve de prudence lorsqu'ils ou elles manipulent l'équipement au laboratoire, dans la salle de classe, et dans la vie de tous les jours.

Exemple: Les élèves reconnaissent une situation où il leur faudrait porter des lunettes protectrices et les portent avant qu'on ne le leur demande.

E4 Savoir utiliser l'équipement audiovisuel D(M-12)
Les élèves se servent sans aide de l'équipement audiovisuel pour communiquer des informations (dessins, photographies, collage, télévision, radio, magnétoscope, rétroprojecteur, etc.).

Exemples: Des élèves expliquent à l'enseignant ou à l'enseignante comment faire fonctionner le magnétoscope. Des élèves utilisent une caméra pour enregistrer un phénomène naturel.

E5 Savoir se servir d'un ordinateur D(M-12)
Les élèves se servent de l'ordinateur comme outil analytique pour accroître la productivité et comme extension de l'esprit humain.

Exemples: Les élèves utilisent des cellules photo-électriques connectées à une carte interface permettant à l'ordinateur d'être utilisé comme instrument de mesure du temps. Les élèves entrent dans un réseau d'information pour communiquer avec des élèves de toutes les parties du monde.Les élèves utilisent des logiciels informatiques pour simuler un événement naturel.

E6 Savoir mesurer la distance I(M-1), D(2-12)
Les élèves mesurent correctement les distances à l'aide des instruments appropriés, par exemple, des règles, des mètres à mesurer, etc.

Exemple: Ils ou elles déterminent la longueur et la largeur d'une salle à l'aide d'un mètre à mesurer.

E7 Savoir manipuler les instruments I(M-2), D(3-12)
Les élèves sont capables de manipuler certains objets avec habileté et dextérité.

Exemple: Des élèves utilisent une paire de pinces et une loupe pour examiner l'intérieur d'une plante à fleurs.

E8 Savoir mesurer le temps I(1), D(2-12)
Les élèves mesurent correctement le temps à l'aide des instruments appropriés avec par exemple une montre, un sablier ou tout instrument qui montre des mouvements périodiques.

Exemple: Des élèves utilisent un chronomètre pour mesurer exactement de courtes périodes de temps.

E9 Savoir mesurer le volume I(1), D(2-12)
Les élèves mesurent le volume directement à l'aide de contenants gradués. Ils ou elles peuvent également le mesurer indirectement à partir de calculs tirés de relations mathématiques.

Exemple: Les élèves mesurent le volume à l'aide d'un cylindre gradué.

E10 Savoir mesurer la température I(1), D(2-12)
Les élèves mesurent correctement la température à l'aide d'un thermomètre ou d'un thermocouple.

Exemple: Les élèves placent un thermomètre à un endroit où l'on peut obtenir une mesure exacte et où on peut lire au demi degré centigrade près.

E11 Savoir mesurer la masse I(2), D(3-12)
Les élèves mesurent correctement la masse à l'aide d'une balance à fléau ou en utilisant d'autres techniques appropriées.

Exemple: Ils ou elles utilisent une balance pour déterminer la masse de l'objet.

E12 Savoir se servir d'instruments électroniques I(5-9), D(10-12)
Les élèves peuvent utiliser des instruments électroniques qui mesurent des caractéristiques physiques ou chimiques, ou des fonctions biologiques.

Exemple: Ils ou elles utilisent un thermomètre digital pour mesurer la température du corps de plusieurs personnes.

E13 Savoir utiliser des relations quantitatives I(5-9), D(10-12)
Les élèves utilisent correctement les expressions mathématiques.

Exemples: Ils ou elles calculent le volume d'un cube à partir de la longueur d'un de ses côtés. Ils ou elles calculent la densité à partir de la masse et du volume.


F. Valeurs qui sous-tendent la science

Les interactions d'une personne qui possède une culture scientifique générale avec divers aspects de la société et de l'environnement sont compatibles avec les valeurs qui sous-tendent la science.

Ces valeurs sont les suivantes:

F1 Le besoin de savoir et de comprendre D(M-12)
Il y a un certain avantage à acquérir des connaissances. Cette acquisition mérite qu'on y consacre du temps et d'autres ressources.

Exemple: Un groupe de quatre élèves demande à l'enseignant ou à l'enseignante s'il leur est possible de faire un projet de Défi-Sciences sur un sujet qui les intéresse tous.

F2 La mise en question D(M-12)
La mise en question est importante. Certaines questions sont plus valables que d'autres, car elles aboutissent à des recherches scientifiques et donc à une meilleure compréhension.

Exemple: Les élèves posent des questions au sujet des choses qu'ils ou elles voient arriver autour d'eux.

F3 La recherche des données et de leur signification D(M-12)
Des données peuvent être utilisées pour expliquer de nombreuses choses. Dans certains cas, ces données ont une application pratique immédiate qui sert à l'humanité.

Exemple: Une classe fait un projet de recherche au cours duquel on observe le temps, on enregistre des données et on cherche des modèles ou des significations dans ces données.

F4 Le respect des environnements naturels D(M-12)
Notre survie dépend de notre aptitude à préserver l'équilibre essentiel de la nature. Il existe une beauté intrinsèque dans la nature.

Exemple: Lors d'une excursion, tous les participants et participantes devraient par leurs actes, montrer qu'ils respectent les environnements naturels et toutes les composantes de l'écosystème.

F5 Le respect de la logique I(M-2), D(3-12)
Il est important de faire des inférences correctes et valides. Il est essentiel de mettre en doute certaines conclusions ou actions.

Exemple: Les erreurs de logique sont reconnues. L'information est revue de manière critique en se basant sur le respect de la logique.

F6 La prise en considération des conséquences I(M-5), D(6-12)
C'est un réexamen fréquent et profond des effets qu'auront certaines actions.

Exemples: Des démarches expérimentales peuvent affecter le résultat d'une expérience. Transporter du pétrole dans des pétroliers pourrait causer une marée noire, avec des conséquences très sérieuses pour l'environnement.

F7 Le besoin de vérifier I(3-5), D(6-12)
Il faut rendre publiques les données qui appuient une découverte. Il faut faire des tests empiriques pour évaluer la validité ou l'exactitude d'une découverte ou d'une assertion.

Exemple: On examine de manière critique les rapports des médias et les résultats de recherche, et on les compare à d'autres sources d'information, avant de les accepter ou de les rejeter.


G. Intérêts et attitudes en matière scientifique

La personne qui possède une culture scientifique générale a une vision unique de la science, de la technologie, de la société et de l'environnement qui lui vient de sa formation scientifique. Elle continue à se former toute sa vie. Elle aura tendance à:

G1 S'intéresser à la science D(M-12)
L'élève s'intéresse de façon visible à tout ce qui a trait à la science.

Exemple: Les élèves et les enseignants et enseignantes qui passent beaucoup de temps en dehors de la classe à des projets d'exposition de sciences montrent un intérêt certain pour la science.

G2 Devenir plus confiant D(M-12)
L'élève sait qu'il ou elle trouvera satisfaction à participer à des recherches scientifiques et à comprendre les rouages de la science.

Exemple: Les élèves et les enseignants qui lisent des livres de sciences aiment en parler avec d'autres personnes.

G3 Continuer d'étudier D(M-12)
L'élève a acquis des connaissances scientifiques et continue à poursuivre des recherches d'ordre scientifique, parfois de manières très diverses.
Exemple: L'élève s'inscrit à une société d'histoire naturelle pour apprendre plus de choses sur la nature.

G4 Préférer les médias scientifiques I(M-2), D(3-12)
L'élève choisit les médias les plus appropriés selon l'information dont il ou elle a besoin et son niveau actuel de compréhension.

Exemple: Un ou une élève de 3e année pourra choisir de regarder une émission scientifique à la télévision plutôt que de lire un journal scientifique sur le même sujet.

G5 Avoir un passe-temps scientifique I(3-5), D(6-12)
L'élève a un passe-temps dans un domaine scientifique.

Exemple: L'élève qui observe les oiseaux, qui s'intéresse à l'astronomie ou collectionne les coquillages montre un intérêt certain pour la science.

G6 Préférer les réponses scientifiques I(3-5), D(6-12)
La manière dont les gens se comportent peut être une indication qu'ils tentent ou non d'acquérir une culture scientifique générale.

Exemples: Une personne choisit ce qu'elle va manger dans un restaurant rapide selon la valeur nutritive de ce qui est offert. Lors d'une élection, les électeurs et électrices peuvent prendre en considération les convictions des candidats et candidates en matière d'environnement.

G7 Envisager une carrière scientifique I(3-8), D(9-12)
L'élève songe à faire carrière ou à trouver un emploi dans un domaine scientifique.

Exemple: Les enseignants et enseignantes devraient encourager les élèves à s'intéresser à des domaines liés à la science.

G8 Préférer les explications scientifiques I(6-9), D(10-12)
L'élève choisit une explication scientifique à une explication non scientifique lorsque c'est approprié. Il ou elle reconnaît également qu'il peut y avoir des circonstances dans lesquelles il n'est pas approprié de choisir une explication scientifique.

Exemple: Un ou une élève choisit d'expliquer les causes du tonnerre et des éclairs de façon scientifique plutôt qu'en se basant sur la mythologie.

G9 Apprécier les contributions scientifiques I(6-9), D(10-12)
L'élève tient en haute estime les scientifiques et les technologues qui ont fait des contributions signifiantes à l'histoire de l'humanité.

Exemples: Une personne porte un t-shirt à l'image d'un ou d'une scientifique célèbre. Certains élèves peuvent avoir énormément d'estime pour leur enseignant ou enseignante de sciences.


Modèles pour évaluation du programme de l'élève 1

1 Des exemples montrant comment utiliser ces formulaires se trouvent dans le document intitulé Sciences - Programme cadre de sciences dans l'optique du tronc commun.


 

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Rapport ___________________________________________________________

Matière _______________________________________

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Élève

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École
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Enseignant.e
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Date

 

 

 

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Signature de l'enseignant.e
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Liste de contrôle des facteurs de l'alphabétisme scientifique

Date __________________________________________

École _________________________________________

Enseignant.e ____________________________________

Élève
Facteurs
Commentaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

Suggestion de notation pour les activités de
« Défi-Sciences »

Nom de l'élève: _____________________________________

Description de l'activité: __________________________________________________________

_____________________________________________________________________________

_____________________________________________________________________________

_____________________________________________________________________________

À rendre le: ________________________________

 
Notes
Maximum
Contenu
  • précision
___
5
  • étude complète
___
10
  • portée de la recherche
___
10
  • compréhension du concept
___
30
Présentation
  • mise en page
___
5
  • netteté
___
5
  • organisation
___
10
  • utilisation de la langue
___
25
  • originalité
___
10
  • reconnaissance des sources
___
10
  • graphiques et tableaux
___
10
  • documents de soutien (maquettes, etc.)
___
10
  • respect des dates limites
___
5
  • niveau d'intérêt
___
5
 
Total:

150
Bonus: soumis avant la date limite
___
5
 

Total:

___