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Les initiatives complémentaires

L'équité des sexes

Si les attentes sont différentes pour les filles et pour les garçons, elles limitent la capacité des élèves de développer leur plein potentiel. Certains stéréotypes ont disparu, mais d'autres restent encore. Il faut continuer d'offrir des occasions équitables aux élèves, garçons et filles. Il revient donc aux éducateurs de créer, à l'école, un environnement libre de tout préjugé. Ceci peut être facilité si l'on renforce la compréhension et l'utilisation des ressources et des stratégies d'enseignement respectant l'équité des sexes.

Les élèves garçons et filles ont besoin d'encouragement pour explorer à la fois les points de vue traditionnels et ceux qui le sont moins. Pour répondre aux objectifs de l'équité des sexes, les programmes d'études de la Saskatchewan reflètent la diversité des rôles et la large gamme d'expériences, de comportements et d'attitudes qui peuvent être ceux des divers membres d'une société. Les nouveaux programmes d'études et les ressources qui les accompagnent mettent l'accent sur un contenu, des activités et des approches d'enseignement équilibrés en termes de représentation et de rôles des garçons et des filles. Ces programmes et ces ressources aideront les enseignants à créer des environnements pédagogiques libres de préjugés et permettront aux élèves garçons et filles de se développer au mieux de leurs capacités et de leurs talents.

L'approche de l'équité des sexe reflétée dans le programme d'études de la maternelle peut être renforcée de nombreuses façons par les enseignants. Les lignes directrices suivantes aideront les enseignants à atteindre l'équité des sexes.


Les perspectives et le contenu indiens et métis

Il est question de l'intégration aux programmes d'études des perspectives et du contenu indiens et métis dans plusieurs documents dont Directions, Five Year Action Plan for Native Curriculum Development et Indian and Metis Education Policy from Kindergarten to Grade XII. Ils s'accordent tous pour faire une recommandation capitale:

Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan reconnaît le caractère unique des Indiens et des Métis, et leur place unique et légitime dans la société contemporaine et historique. Le ministère reconnaît que les programmes d'études doivent être modifiés pour mieux répondre aux besoins des Indiens et des Métis et que ces modifications seraient dans l'intérêt de tous les élèves.

En incluant du matériel didactique relatif aux Indiens et aux Métis à la maternelle, l'enseignante aide non seulement à valoriser leur culture aux yeux des élèves de ces groupes ethniques qui pourraient se trouver dans la classe, mais aussi à développer une attitude positive envers ces cultures chez tous les élèves. Pouvoir comparer sa culture à d'autres permet de mieux la comprendre. Cette prise de conscience de sa propre culture et de celle des autres, permet de mieux comprendre la société pluraliste qu'est la société canadienne et d'apprendre à respecter les droits de toute personne.

En Saskatchewan, les élèves indiens et métis viennent de divers milieux socio-culturels, (Grand Nord, milieu rural et milieu urbain). Les éducateurs et éducatrices ont besoin d'étendre leur connaissance des autres cultures pour mieux comprendre cette diversité. Les enseignants et enseignantes des élèves d'origine autochtone sont avantagés par une meilleure prise de conscience de la socio-linquistique appliquée, de la théorie de l'apprentissage de la langue maternelle et de la langue seconde, et des variétés dites «standard» et «non standard» de l'anglais. Il faut que les enseignants et enseignantes utilisent diverses stratégies d'enseignement qui tiennent compte des connaissances, cultures, styles d'apprentissage et points forts des élèves autochtones et les exploitent. Pour une mise en oeuvre efficace de tous les programmes d'études, il faut faire des adaptations qui tiennent compte des besoins de ces élèves.

En Saskatchewan, il incombe aux enseignants et enseignantes d'intégrer aux unités appropriées suffisamment de contenu relatif aux Indiens, aux Métis et aux Inuit et de prévoir des ressources qui présentent une image exacte de ces peuples autochtones. Les enseignants et enseignantes doivent également évaluer toutes les ressources pour voir si elles contiennent des préjugés, et apprendre aux élèves à les dépister. Les lignes directrices de Diverse Voices: Selecting Equitable Resources for Indian and Métis Education, (ministère de l'Éducation de la Saskatchewan), 1992, pourraient aider les enseignantes, les enseignants et les élèves dans cette démarche.

En résumé, le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan s'attend à ce que les programmes d'études et le matériel didactique:

Les douze principes de la philosophie indienne
tirés de l'Arbre sacré

Dans le programme de maternelle, ces douze principes donnent à l'enseignant et l'enseignante des informations qui lui permettront de comprendre l'histoire et la culture traditionnelle qui pourraient être celles d'un élève de leur classe.

Lors d'une conférence tenue à Lethbridge en Alberta en décembre 1982, des Anciens, des chefs spirituels et des professionnels indiens venus de toutes les régions du Canada ont défini les éléments fondamentaux qu'ils considéraient communs à toutes les philosophies indiennes du Canada. Ces éléments sont à la base des travaux en cours actuellement à l'Université de Lethbridge, le Projet de développement des quatre mondes («Four Worlds Development Project»).

Bien que ces éléments philosophiques soient de nature historique, ils continuent à être un facteur dans la vision du monde des peuples indiens et métis, à l'époque contemporaine.

  1. L'approche holistique. Tout est relié. Tout dans l'univers fait partie d'un tout unique. Tout est lié d'une certaine façon à autre chose. Il n'est donc possible de comprendre une chose que si l'on comprend comment cette chose est liée au reste.

  2. L'évolution. Toute la création est en état d'évolution constante. La seule chose qui soit toujours la même, c'est que tout passe par des cycles de changement qui se répètent. Une saison suit l'autre. Les êtres humains naissent, vivent leur vie, meurent et entrent dans le monde des esprits. Tout évolue. Les choses subissent deux sortes de changements, car les choses se font (la formation) et elles se défont (la désagrégation). Ces deux sortes de changement sont nécessaires et sont toujours liées les unes aux autres.

  3. Les changements arrivent par cycles ou selon des constantes. Ils n'arrivent pas au hasard ou accidentellement. Il est parfois difficile de voir en quoi un changement donné est lié à tout le reste. Cette difficulté s'explique ordinairement par le fait que notre point de vue (la situation à partir de laquelle nous considérons le changement) limite notre capacité de voir clairement.

  4. Ce que l'on voit et ce que l'on ne voit pas. Le monde physique est réel. Le monde spirituel est réel. Ce sont deux aspects de la même réalité. Et pourtant, ce sont des lois distinctes qui régissent l'un et l'autre. Toute violation des lois spirituelles peut affecter le monde physique. Toute violation des lois physiques peut affecter le monde spirituel. Une vie équilibrée respecte les lois de ces deux dimensions de la réalité.

  5. Les êtres humains ont une dimension spirituelle et une dimension physique.

  6. Les êtres humains peuvent toujours acquérir de nouveaux talents, mais au prix d'efforts. Le peureux peut devenir courageux, le faible, fort et intrépide, la personne insensible peut apprendre à se soucier des sentiments des autres et la personne matérialiste peut acquérir la capacité d'introspection et écouter sa voix intérieure. Le processus que l'être humain utilise pour développer ces nouvelles qualités peut être appelé «l'apprentissage véritable».

  7. Il existe quatre dimensions de « l'apprentissage véritable». Ces quatre aspects de la nature de chaque personne sont reflétés dans les quatre points cardinaux du cercle de d'esprit. Ces quatre aspects de notre être se développent par l'exercice de la volonté. On ne pourra dire qu'une personne a fait un apprentissage complet et harmonieux si ces quatre dimensions de son être n'ont pas été impliquées dans le processus.

  8. La dimension spirituelle du développement humain peut être envisagée comme un ensemble de capacités liées entre elles.

    La première, c'est la capacité d'être sensible à des réalités qui n'ont pas d'existence matérielle, comme les rêves, les visions, les idéaux, les enseignements, les objectifs et les théories spirituels, et d'intégrer ces réalités dans notre vie.

    La deuxième, c'est la capacité d'accepter ces réalités comme le reflet (sous forme de représentation symbolique) d'un potentiel inconnu ou non réalisé nous permettant de faire quelque chose ou d'être quelque chose de plus ou de différent de ce que nous sommes à l'heure actuelle.

    La troisième, c'est la capacité d'exprimer ces réalités immatérielles à l'aide de symboles, comme ceux du langage, des arts ou des mathématiques.

    La quatrième, c'est la capacité d'utiliser cette expression symbolique pour orienter notre action future, c'est à dire nos efforts pour transformer en réalité vivante ce qui n'apparaissait auparavant que comme une possibilité.

  9. Les êtres humains doivent prendre une part active à la réalisation de leur propre potentiel.

  10. La porte que nous devons tous franchir si nous voulons devenir plus que ce que nous sommes maintenant, ou en être différent, est la porte de la volonté. Il faut qu'une personne décide de faire le voyage. La voie a une patience infinie. Elle sera toujours là pour ceux qui décident de la suivre.

  11. Quiconque s'embarque pour le voyage du développement personnel (c'est-à-dire s'engage et respecte son engagement) recevra de l'aide. Des guides et des professeurs apparaîtront et des protecteurs spirituels protègeront le voyageur. Le voyageur n'aura pas à subir d'épreuves qu'il n'aura déjà la force de surmonter.

  12. La seule source d'échec du voyage sera que le voyageur manque aux enseignements de l'Arbre sacré.

Reproduit avec autorisation:

Four Worlds Development Press
Projet de développment des quatre mondes
Université de Lethbridge
4401 University Drive
Lethbridge (Alberta), T1K 3M4

Si on a des élèves indiens ou métis dans sa classe, voici quelques conseils:

L'apprentissage à base de ressources

L'enseignement et l'apprentissage à base de ressources permettent aux enseignants de participer considérablement à la formation des attitudes et des capacités nécessaires à l'apprentissage autonome la vie durant. L'enseignement à base de ressources est une méthode d'enseignement où l'enseignant et l'enseignant-bibliothécaire, s'il y en a un, planifient des unités intégrant des ressources aux activités de la classe, et où les élèves apprennent les démarches nécessaires pour découvrir, analyser et présenter de l'information.

L'enseignement à base de ressources fait utiliser aux élèves toutes sortes de matériel: livres, magazines, films, vidéos, logiciels et bases de données, objets à manipuler, jeux vendus dans le commerce, cartes, ressources locales, musées, excursions, images et cartes didactiques, objets naturels et fabriqués, équipement de production des médias.

L'apprentissage à base de ressources est axé sur l'élève. Il lui permet de choisir, d'explorer et de découvrir. En encourageant les élèves à faire des choix dans un milieu riche en ressources et en respectant leurs pensées et leurs sentiments, l'enseignant contribue à former des élèves capables d'apprentissage autonome.

Les points suivants aideront les enseignants à tirer partie de l'enseignement et de l'apprentissage à base de ressources:


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