
Objectifs relatifs aux connaissances
Les élèves comprendront
Objectifs relatifs aux habiletés et capacités
Les élèves pourront
Objectifs relatifs aux attitudes et valeurs
Les élèves pourront
Objectifs relatifs à l'action civique
Les élèves pourront
Parler des expériences et des sentiments d'enfants canadiens venus d'horizons différents, les comparer à sa propre situation. Lire à haute voix devant la classe La réserve de Sarcee. Ce livre décrit la vie des enfants sur une réserve amérindienne.
Effectuer un sondage ou une entrevue pour déterminer le pays d'origine d'un échantillon de personnes. Préciser le groupe à interviewer et la méthode à employer. Aider les élèves à concevoir l'instrument de sondage. Après l'entrevue ou le sondage, représenter les résultats sous forme d'un diagramme à bandes. Intégrer avec les mathématiques. Analyser les résultats.
À l'aide d'une mappemonde, relier par un brin de laine les pays d'origine identifiés au cours de la recherche. Ne pas oublier que le pays d'origine des enfants indiens et métis est le Canada. En faire mention sur la carte.
Avant de se lancer dans le sondage, penser à ceci:
Se servir des cartes que l'on trouve dans L'atlas intermédiaire Nelson pour expliquer la diversité linguistique et culturelle des peuples indiens, métis et inuit du Canada.
La mosaïque canadienne est faite de multiples groupes ethniques. Beaucoup de fêtes que l'on célèbre au Canada s'articulent autour d'un ou de plusieurs groupes ethniques.
L'enseignant et les élèves peuvent entreprendre une recherche ou vivre une ou plusieurs de ces célébrations dans le cadre de ce module ou à un moment donné de l'année. Les renseignements qui suivent traitent des courses de Dragon Boat qui se déroulent à Regina.
On peut reconnaître et célébrer les jours fériés et les fêtes multiculturelles au moment où elles ont lieu durant l'année.
Note à l'enseignant
Les courses de Dragon Boat
Les courses de Dragon Boat qui ont lieu sur le lac Wascana dans la ville de Regina lors de la Fête du travail sont un événement relativement nouveau qui célèbre le patrimoine multiculturel du Canada. Ses organisateurs espèrent que cet événement deviendra une tradition à Regina et fera partie de notre vie culturelle.
Les courses de Dragon Boat ont vu le jour en Chine, il y a plus de 2000 ans. De nos jours, ces courses sont très populaires dans le monde entier. Au Canada, les villes de Vancouver et Toronto organisent ces courses annuelles pour célébrer le multiculturalisme et l'esprit sportif. Regina a été la première ville dans le centre du Canada à organiser le festival «Dragon Boat».
Il existe des Dragon boat de toutes les tailles. L'embarcation la plus populaire que l'on peut voir dans les concours internationaux et à Regina mesure 48 pieds de long et 4 pieds de large. Cette embarcation exige au maximum 20 pagayeurs, plus un homme à la barre et un joueur de tambour. Le parcours officiel est long de 640 mètres. Les courses ont lieu sur le lac Wascana à Regina.
L'histoire des courses de Dragon Boat est entourée de mythes et de légendes. Dans un royaume du nom de Chu, vivait un grand poète qui s'appelait Qu Yuan. Il pensait que la réforme politique et la vérité étaient essentielles à la prospérité d'un pays. Or, le roi était tombé sous l'influence de ministres corrompus et il avait banni de son royaume son plus fidèle conseiller. Qu Yuan, par amour pour son pays et par souci pour son avenir, se jeta dans le Mi Lo. Les habitants de Chu, cherchant en vain à le sauver, se mirent à jouer de leurs tambours et à agiter leurs rames dans l'eau pour protéger Qu contre les poissons et les dragons aquatiques. Ils jetèrent également du riz à l'eau pour honorer l'âme de Qu Yuan et éviter qu'il ne meure de faim. Une nuit, l'esprit de Qu Yuan apparut aux habitants pour leur dire que le riz qui lui était destiné faisait les délices d'un énorme dragon du fleuve. Il demanda à ses amis d'envelopper le riz dans des paquets en soie à trois angles et de les attacher par des cordes de cinq couleurs pour éloigner le dragon. Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui, même si le riz est aujourd'hui enveloppé dans des feuilles de bambou et non plus dans de la soie.
Objectifs des courses de Dragon Boat
But
La course symbolise la communauté multiculturelle du Canada qui oeuvre pour le bienêtre de tous. L'harmonie des pagayeurs symbolise l'harmonie des habitants du Canada.
Étudier la langue dans le cadre de l'identité personnelle et de l'identité canadienne. La langue est un élément important de notre identité.
Discuter des conséquences dans le cas où une langue donnée n'existe pas sous forme écrite.
Observer des étiquettes et des panneaux pour constater qu'au Canada, chaque objet est étiqueté dans les deux langues officielles, l'anglais et le français. À quoi ressemblerait une étiquette du même produit si celui-ci était vendu aux États-Unis? en France? en Chine?
À l'aide de cartes, étudier les divers regroupements de langues indiennes au Canada. Se procurer un livre illustré écrit dans une langue indienne. En observer les caractères. En déterminer la structure s'il y a lieu.
Examiner une carte linguistique du monde. Dresser la liste des pays qui déclarent que l'anglais est leur langue officielle. Dresser la liste des pays qui déclarent le français comme leur langue officielle. Se peut-il que l'on parle d'autres langues dans ces pays?
Votre communauté offre-t-elle des cours de langue? Quelles langues pourriez-vous apprendre?
Quand vous choisissez des exemples de héros, veiller à ce que les deux sexes, des personnes issues de cultures variées et des personnes ayant des capacités diverses soient représentés.
Utiliser la littérature et les documents d'information pour l'élève pour étudier les héros.
Demander aux élèves ce qu'elles ont accompli dans leur vie personnelle et quels sont leurs buts. À l'aide de remue-méninges, de notes, de discussions et de jeux de rôle, définir les diverses façons dont les élèves de la classe pourraient être héroïques dans un avenir proche ou plus lointain. Les élèves peuvent viser des exploits de plus ou moins grande envergure dans des domaines variés.
Faire comprendre les points suivants:
Demander aux élèves de réfléchir aux questions suivantes:
À l'aide de diverses ressources, étudier des Canadiens célèbres. En brosser le portrait sous forme de tableaux, d'entrevues ou d'histoires. Étudier notamment la contribution des femmes.
N.B. L'activité qui suit est également suggérée en quatrième année. Les deux classes peuvent réaliser ce projet ensemble.
Établir un Temple de la renommée, soit au niveau de la classe, soit au niveau de l'école ou de la communauté.
Essayer d'équilibrer les listes en termes d'âge, de sexe, d'époque, de profession, de milieu socioculturel, etc.
On peut utiliser les ressources suivantes:
Utiliser les portraits de femmes qui figurent dans le document d'information pour l'élève.
L'Ordre du Canada est attribué deux fois par an (au printemps et à l'automne) et l'Ordre du mérite de la Saskatchewan (Saskatchewan Order of Merit) est attribué tous les ans à l'automne. Ces distinctions récompensent des citoyens qui se sont montrés exceptionnels dans leur domaine. Se renseigner sur les membres de votre communauté qui ont reçu ces récompenses. Pour de plus amples informations sur l'Ordre du Canada, veuillez contacter:
Directeur
Secrétariat des ordres et décorations
Chancellerie, Rideau Hall
Ottawa, Ontario
K1A 0A1.
Pour de plus amples informations sur l'Ordre du mérite de la Saskatchewan, veuillez contacter:
Bureau du protocole
10e étage
Saskatchewan Drive
Regina, Saskatchewan
S4P 3V7
L'enseignant peut décider d'utiliser (ou d'adapter) le «Document d'information pour l'élève: Liste des sources utilisées pour une recherche» et le «Document d'information pour l'élève: Recherches sur les héros, ordonnateur type».
L'enseignant doit expliquer que lorsqu'on utilise diverses ressources pour entreprendre une recherche, celles-ci doivent être mentionnées en guise de remerciements.
En utilisant des ressources, les élèves devront apprendre à prendre des notes. Pour les besoins de l'évaluation, l'enseignant peut utiliser une échelle de notation pour évaluer la prise de notes et la liste des sources utilisées. Cela vient bien sûr s'ajouter aux autres instruments et critères d'évaluation.

Voici les informations qu'il faut noter quand tu empruntes des données d'une ressource. Tu vas utiliser ces informations pour préparer la bibliographie.
Livres:
Nom de l'auteur (nom de famille, prénom):
Titre de la source:
Nom de l'éditeur:
Lieu de publication (ville):
Date du droit d'auteur: ©
Numéro des pages utilisées:
Encyclopédies:
Auteur(s) de l'article (nom de famille, prénom):
Titre de l'article:
Nom de l'encyclopédie:
Édition (année la plus récente):
Volume:
Pages utilisées:
Revues, journaux:
Auteur(s) de l'article (nom de famille, prénom):
Titre de l'article:
Nom de la revue ou du journal:
Date (pour un journal) ou date, volume et numéro (pour une revue):
Pages utilisées:
Documents non imprimés (trousse, film fixe, film, vidéocassette, audiocassette, personne):
Type de document:
Auteur(s) du document (nom de famille, prénom):
Titre:
Producteur, éditeur:
Date du droit d'auteur:
Document électronique (Internet, logiciel, disque audionumérique):
Type de communication:
Auteur(s) (si c'est indiqué):
Titre de l'article:
Titre du programme, du disque audionumérique:
Éditeur, producteur:
Date:
Numéro de référence (s'il y en a un):
URL adresse (dans le cas d'Internet):
Recherche sur un héros Nom _________________________
Utilise le tableau ci-dessous pour prendre des notes. Ne relève que les mots clés et les expressions utiles. Ne recopie pas de phrases entières.

Olivia était la jeune maman de sept enfants. Il n'était pas facile de tous les contenter ni de les occuper.
Olivia se rappela certains aspects de son enfance dans la réserve indienne de White Earth, dans le Minnesota. Entre autres, les parents fabriquaient souvent des berceaux en bois pour leurs bébés. Elle se rappela que parfois les parents utilisaient des lanières de cuir pour suspendre les berceaux aux branches des arbres. Les lanières étaient suffisamment longues pour que le jeune enfant puisse toucher le sol et se faire rebondir. De cette façon, il était à la fois heureux et en sécurité.
Olivia eut alors une idée. Elle utilisa un manche à balai, une toile de coton résistante et un grand ressort. Ses enfants adorèrent... et elle aussi! Les petits étaient heureux et le mouvement leur permettait de développer leurs muscles.
Quelques années plus tard, Olivia, son mari Joseph et leurs enfants quittèrent le Minnesota et vinrent s'installer à Vancouver, en ColombieBritannique. Ils montèrent une usine dans le nord de Vancouver et concrétisèrent l'idée d'Olivia en nouveaux «jouets». Estce que vous savez comment ils les ont appelés? Des «Jolly Jumpers».
Beaucoup d'autres parents apprécièrent les «Jolly Jumpers». Assez rapidement, la production de l'usine atteignit plusieurs milliers d'articles par mois.
Maintenant, on peut choisir entre plusieurs modèles de «Jolly Jumpers». On en trouve dans plusieurs pays. Peut-être qu'àl'instant même, tout près d'ici ou très loin, il y a des enfants qui rebondissent, rient et se musclent avec l'un des jouets qu'Olivia a inventés.
Janet Panabaker. Women Inventors Project, Inventing Women: Profiles of Women Inventors. Waterloo, Ontario, 1991. P. 40-41. Adapté avec autorisation
Denise est charpentière. En fait, elle dirige sa propre entreprise qu'elle a appelée (en anglais) la Compagnie féminine de rénovation. Elle fabrique des balcons, elle répare des escaliers et rénove des sous-sols. Elle a eu des chantiers dans toute la province. L'été, quand elle a beaucoup de travail, elle engage une autre femme pour l'aider. Elle engage une femme parce que jusqu'à présent aucun homme ne s'est présenté pour l'emploi.
«J'ai toujours aimé les travaux physiques», dit-elle. Elle aime fabriquer ou réparer des objets et elle aime que son travail débouche sur quelque chose de concret.
Denise a enseigné des habiletés relatives à son métier à beaucoup d'hommes et de femmes. En fait, elle demande souvent aux propriétaires de la maison de lui donner un coup de main. De cette façon, ils font des économies et participent activement au projet.
Les gens du YWCA pensent qu'elle fait quelque chosed'important, et ils lui ont décerné le prix de la «Femme de l'année» en 1992. C'était pour eux une façon de dire «Merci de montrer le chemin. Merci de montrer aux femmes et aux filles comment devenir charpentières et comment réparer des objets.»
On peut se demander si le fait d'être une femme lui a posé desproblèmes. Elle nous répond: «Absolument pas. Les gens veulent que le travail soit bien fait et ils se moquent que ce soit par un homme ou par une femme.»
Vickie et son mari habitaient une ferme en Ontario. Ils y cultivaient des pommes de terre qu'ils vendaient principalement à des fabricants de croustilles.
Les enfants de Vickie adoraient les croustilles. Elle aussi. Mais elle sentait qu'il ne fallait pas qu'elle ou ses enfants en abusent. Elle savaient que les croustilles contiennent beaucoup de matière grasse et de sel.
Alors elle se mit à faire ses propres croustilles. Elle fit plusieurs expériences de préparation. Il était important que les croustilles soient à la fois bonnes et nutritives. Finalement, elle obtint des croustilles dont raffolaient sa famille et ses amis.
Elle décida de les vendre. Ce ne fut pas facile. Il lui fallait des machines pour couper les pommes de terre et pour mettre les croustilles en paquets. Pendant deux ans, elle apprit son métier du mieux qu'elle put.
Quand elle se lança en affaires, elle avait 20 clients. Deux ans plus tard, son entreprise vendait des croustilles pour la somme de 1 million de dollars.
Vickie est contente des résultats de son entreprise, mais elle déclare: «Je pense que ce dont je suis le plus fière, c'est de la qualité du produit. C'était mon but: faire quelque chose de meilleur que tout le reste.» Les croustilles de Vickie ont très bon goût, et en plus elles sont nutritives.
Janet Panabaker. Women Inventors Project, Inventing Women: Profiles of Women Inventors. Waterloo, Ontario, 1991. P. 50-51. Adapté avec autorisation
Voici quelques activités à faire avant d'aborder le portrait de Rachel Zimmerman:
Martine est à l'hôpital, inconsciente. Plusieurs médecins et infirmières sont à son chevet. On dirait qu'une douzaine de machines sont reliées à différentes parties de son corps. Dans le couloir, sa mère et sa tante prient pour qu'elle s'en sorte.
Ce matin encore, elle allait à l'école en vélo, comme tous les jours. Mais, elle s'est fait renverser par une voiture. On l'a emmenée à l'hôpital en ambulance et maintenant elle lutte pour rester en vie.
Plus tard dans la journée, le médecin a une conversation avec la mère de Martine. «Votre fille va vivre, dit-il, mais elle restera paralysée et devra passer sa vie dans un fauteuil roulant.»
Portrait: Rachel Zimmerman
Tout a commencé par un projet scientifique. Rachel avait treize ans et sa classe devait, en devoir, préparer un projet pour l'expo-sciences.
Rachel avait entendu parler de Charles Bliss, qui a inventé un système appelé la «symbolique Bliss». Ce système permet de représenter des mots à l'aide d'images ou de symboles. Il avait pensé que ça pourrait être une sorte de langage que des gens issus de différents pays pourraient utiliser pour se «parler». Mais on ne s'en est jamais vraiment servi de cette façon.
En revanche, on utilise le système pour enseigner à communiquer à des enfants ayant des déficiences. Deux personnes peuvent se parler en indiquant du doigt différentes images. Ça fonctionne bien, malgré quelques inconvénients. Le premier est que ça peut être extrêmement lent. Il faut également que quelqu'un regarde pendant qu'un autre «parle». Rachel pensait qu'elle pourrait améliorer le système.
La mère de Rachel est à la tête d'une entreprise de logiciels et a aidé sa fille dans son projet. Rachel conçut un programme qui permet de transmettre un message en touchant des symboles sur un clavier qui les envoie à l'ordinateur. L'ordinateur traduit ensuite les symboles en langage écrit. Le message apparaît à l'écran à la fois en symboles Bliss et avec des mots français ou anglais.
Le projet de Rachel reçut la médaille d'argent lors d'une expo-sciences nationale. Ensuite, elle s'inscrivit pour participer à l'exposition universelle en Bulgarie.
Elle essaie encore d'améliorer son programme.
Janet Panabaker. Women Inventors Project, Inventing Women: Profiles of Women Inventors. Waterloo, Ontario, 1991. P. 20-21. Adapté avec autorisation
Au Canada comme dans le reste du monde, la plupart des médecins sont des hommes. À une certaine époque, il n'y avait pas de femmes du tout.
Ou presque pas. James Miranda Barry exerça la médecine en Angleterre et au Canada au début du XIXe siècle. C'était bien une femme, mais personne ne le savait, et elle garda son secret jusqu'à sa mort en 1865.
On ne sait pas grand chose de son enfance dans les années 1790. On sait qu'elle reçut son diplôme de médecine en 1812, à l'issue duquel elle étudia la chirurgie.
Elle arriva au Canada peu après cela. C'est elle qui réussit la première césarienne (la mère et l'enfant survécurent).
En 1857, le Dre Barry devint inspecteur des hôpitaux pour le Haut et le Bas-Canada (à l'heure actuelle le Québec et l'Ontario). Elle travailla dur pour améliorer les conditions dans les hôpitaux et les cliniques: les rendre plus propres, plus sûrs et plus confortables pour les patients.
Saskatoon Women's Calendar Collective. Herstory. Saskatoon, 1990. Adapté avec autorisation
Toujours au XIXe siècle, mais plus tard, une autre jeune femme voulait devenir médecin.
Elizabeth Bagshaw naquit en Ontario 16 ans après la mort du Dre Barry. Lorsque Elizabeth était enfant, sa mère s'inquiétait à son sujet. Elle prenait toujours des risques, montant à cheval et grimpant aux arbres. C'était une élève moyenne, qui se faisait souvent réprimander parce qu'elle n'écrivait pas proprement ou qu'elle était impertinente.
Lorsqu'elle commença ses études de médecine, elle dut travailler très dur. Il y avait très peu de filles, et les garçons se moquaient d'elles. Les filles devaient alors travailler davantage pour prouver qu'elles avaient leur place en médecine.
Elizabeth voulait être chirurgienne, mais elle ne le pouvait pas. Elle savait qu'en tant que femme, elle n'aurait jamais de patients. Elle apprit donc à faire des accouchements et à prendre soin des jeunes accouchées et des nouveau-nés.
Elle avait beaucoup de patientes. C'était à l'époque où au Canada, il n'y avait pas de vaccins contre la variole, la diphtérie ou les oreillons. Sans les vaccins et sans les antibiotiques, ces maladies étaient souvent mortelles, surtout pour les jeunes enfants. En tant que doctoresse, Elizabeth prenait également des risques, essayant de soigner des gens qui avaient des maladies contagieuses.
Lorsqu'elle débuta dans la profession, elle faisait ses visites à cheval et en carriole le matin et en bicyclette l'après-midi. Plus tard, quand les autos firent leur apparition, elle fut l'heureuse propriétaire d'une Model T.
Les phares de la Model T étaient deux lampes au kérosène. Ces lampes se révélèrent utiles un soir, alors qu'elle faisait un accouchement pendant un orage et qu'il y eut une panne. Elle sortit chercher ses lampes et grâce à leur lumière et à ses soins, un bébé en bonne santé vit le jour.
Le Dre Elizabeth Bagshaw avait beaucoup d'amis. Elle aimait beaucoup rire et s'amuser. Elle était également très bonne dans son travail.
Elle prit une retraite bien méritée à l'âge de 85 ans, après avoir exercé pendant 60 ans.
Diane Dupuy a de grands yeux sombres. Lorsqu'elle était au cours élémentaire, elle était plutôt grande pour son âge. Les autres enfants se moquaient de sa taille et l'appelaient «yeux de crapaud». Elle n'aimait pas ce surnom et les taquineries ne l'amusaient pas.
Pour les éviter, elle se renfermait et ne participait pas aux activités de l'école. Lorsque sa classe décida de monter une pièce de théâtre, elle aurait bien aimé jouer un rôle, mais elle était bien trop timide et elle pensait qu'elle n'avait pas beaucoup de talent. Elle n'était pas très sûre d'elle.
Ensuite au collège, elle découvrit les marionnettes. Elle serait derrière le rideau; personne ne la verrait, et elle n'aurait pas le trac. Mais elle pourrait toujours jouer par l'intermédiaire des marionnettes. C'était parfait!
Elle travailla dur pour acquérir les habiletés qui lui étaient nécessaires. Elle donnait des représentations devant différents groupes, y compris des groupes de personnes ayant des déficiences. Une année, elle donna une représentation au Canadien National Exhibition à Toronto.
Pendant les années qui suivirent, elle travailla beaucoup avec les personnes ayant des déficiences. Leur timidité et leur manque de confiance en eux lui rappelaient ce qu'elle avait éprouvé dans sa jeunesse. C'est alors qu'elle eut une idée. Pourquoi ne pas demander aux personnes ayant des déficiences de monter un spectacle de marionnettes?
À l'aide d'une subvention du gouvernement, elle monta un théâtre de marionnettes appelé «Famous People Players». Elle recruta dans une école du voisinage neuf personnes ayant des déficiences et compléta l'équipe avec trois personnes ayant de l'expérience en théâtre. Ils créèrent des marionnettes grandeur nature représentant des gens célèbres et montèrent des numéros comiques. Le public ne pouvait pas voir les marionnettistes, qui étaient habillés de noir et éclairés par des lumières spéciales. Très rapidement, les artistes ayant des déficiences purent vaincre leur timidité parce qu'ils savaient qu'ils étaient «invisibles» sur scène.
Pendant les vingt années qui suivirent, les «Famous People Players» donnèrent des représentations dans tout le Canada et dans le monde entier. Ils passèrent à Regina et à Saskatoon. Ils jouèrent devant le président des États-Unis, au Radio City Music Hall de New York et à Las Vegas. Ils jouèrent dans de nombreux pays, allant même jusqu'en Chine.
Diane Dupuy est très fière de ses artistes ayant des déficiences. Elle dit qu'ils peuvent jouer aussi bien que n'importe qui, et qu'il se passe quelque chose de formidable lorsque les gens cessent de penser à leurs déficiences et commencent à avoir confiance en leurs compétences.
Canadians All 8. Gage Educational Publishing, 1989. P. 33-36. Adapté avec autorisation
L'enseignant ou l'enseignante et les élèves pourraient fabriquer des marionnettes simples. Inventer une saynète ou bien jouer une histoire que vous connaissez.
Si vous passez devant Aden Bowman Collegiate à Saskatoon, vous remarquerez qu'il y a deux drapeaux. Le premier est, bien sûr, le drapeau du Canada. Le deuxième est celui de l'UNICEF. Aden Bowman est la première école du Canada à avoir reçu ce drapeau.
Pourquoi est-ce que l'UNICEF a fait cadeau de ce drapeau à cette école? C'était pour fêter un anniversaire: depuis trente ans, l'école récoltait des fonds pour l'UNICEF. Pendant ces trente années, l'école a récolté plus de 175 000 dollars.
Le chanteur Harry Belafonte est ambassadeur de l'UNICEF. Il a participé à la fête en venant à Saskatoon pour rencontrer les élèves de l'école. Il a également dédicacé une photo pour l'école. Voici ce qu'il a écrit:
«Aden Bowman UNICEF - Les enfants du monde entier se portent mieux grâce à vous. Au nom de tous les ambassadeurs de l'UNICEF, je vous remercie. Allez en paix, Harry Belafonte.»
Les élèves ont beaucoup travaillé pour récolter tout cet argent. Mais ils n'ont pas oublié de s'amuser! Chaque année, ils semblent avoir de nouvelles idées pour récolter des fonds. Ils ont organisé des bric-à-brac, des jeûne-a-thons, des marche-a-thons, des «sentiers de monnaie», des soirées de variétés, des concours de la voiture la plus remplie, des ventes aux enchères, des petits déjeuners aux crêpes, des concours et bien d'autres événements.
Chaque année, les élèves font également de gros efforts pour se renseigner sur le sort des enfants dans d'autres pays. Ils apprennent que des enfants ont faim et ne savent pas où aller pour trouver de la nourriture. D'autres sont malades et n'ont pas accès à un médecin ou à un hôpital. Des enfants meurent parce qu'il n'y a pas d'eau potable dans leur communauté. Ces problèmes concernent tout le monde. Les élèves comprennent que les Canadiens peuvent travailler avec l'UNICEF et d'autres organisations du même type pour améliorer les conditions de vie des enfants du monde entier.
Les élèves et les enseignants et enseignantes de Aden Bowman sont fiers d'être les rois lorsqu'il s'agit de se soucier des autres. Beaucoup d'autres enfants de la Saskatchewan participent aussi. Beaucoup d'entre vous sont en train d'étudier les besoins des enfants, et beaucoup d'entre vous se sentent suffisamment concernés pour dire: «Moi aussi, je viens aider».>
Si nous sommes suffisamment nombreux à nous soucier de ces enfants et à les aider, peut-être qu'un jour les organisations comme l'UNICEF ne seront plus nécessaires.
Adriane a passé son enfance en Saskatchewan, à Birsay. Elle fréquenta une petite école de la ville. Lorsque l'école ferma, elle dut prendre le bus pour se rendre à l'école de Lucky Lake.
En 7e et 8e année, elle eut un professeur de sciences qui avait travaillé pour CUSO en Afrique. Elle pensa que c'était formidable et que, plus tard, elle aimerait bien faire la même chose. Son rêve se réalisa.
À l'école, Adriane fut membre du Parlement jeunesse de la Saskatchewan pendant six ans. Une année, elle fut élue Première ministre. Elle était la deuxième femme à devenir Première ministre du Parlement jeunesse. Ce fut pour elle une expérience marquante. Au début, elle trouvait cela assez difficile de se lever pour prendre la parole devant les autres membres. Mais, petit à petit, elle prit confiance en elle. De plus, dans sa petite ville, elle se sentait mal à l'aise et pas très bien intégrée parce qu'elle ne s'intéressait pas aux mêmes choses que ses camarades de classe. Le Parlement jeunesse lui donna l'occasion de rencontrer des élèves de toutes les provinces du Canada, qui avaient les mêmes champs d'intérêt que les siens. Tout bien réfléchi, elle n'était pas si bizarre que cela!
Après l'école secondaire, elle alla à l'Université de la Saskatchewan à Saskatoon. Pendant ses loisirs, elle écrivait des articles pour le journal étudiant et faisait du bénévolat pour la station de radio étudiante.
Après avoir terminé ses études universitaires, elle posa sa candidature pour enseigner l'anglais au Japon. Elle obtint un poste d'enseignante dans une école d'Hiroshima. C'est à Hiroshima que la première bombe atomique fut lancée pendant la Seconde Guerre mondiale. L'école où elle travaillait était située à côté de ruines laissées par la guerre. Un parc a été construit autour de ces ruines. Ce parc s'appelle le Parc de la Paix. Adriane resta au Japon pendant un an.
Trois ans plus tard, son rêve de partir travailler en Afrique se réalisa. Voici comment tout se passa. À son retour du Japon, elle se mit en contact avec le Grain Service Union. Les gens qui travaillent dans les élévateurs à grain appartiennent à ce syndicat. Le syndicat de la Saskatchewan a un syndicat frère au Mozambique. En Saskatchewan, ce syndicat a grandement contribué à améliorer la sécurité des ouvriers. Il voulait donc aider celui du Mozambique à en faire de même. C'est là qu'Adriane devait intervenir.
Tout d'abord, elle dut apprendre le portugais. Elle suivit donc un cours intensif de deux semaines, puis s'envola pour le Mozambique.
En quoi consistait exactement son travail? Elle devait se rendre dans différents lieux où l'on transforme la nourriture: les boulangeries, les conserveries, les minoteries. C'est là qu'elle aidait les ouvriers à organiser des comités de sécurité. Parfois, elle était tentée de leur dire ce qu'ils devaient faire, mais elle n'en fit rien. Cela n'aurait pas marché. Elle dut apprendre à écouter. Elle était là pour les aider à gagner confiance en eux et à acquérir des habiletés afin d'identifier les problèmes et de chercher ensemble des solutions.
Pour avoir une idée de ce qu'un comité de sécurité peut faire, analysons le fonctionnement d'une grande boulangerie dans une grande ville. À l'une des extrémités de la boulangerie, la pâte est mélangée et placée sur des plaques. Les plaques sont ensuite posées sur un tapis roulant. Lentement, le tapis fait passer les plaques à travers un énorme four. À l'arrivée du tapis roulant, des ouvriers sortent les pains cuits et les emballent. Le problème est le suivant: en sortant les pains du four, les ouvriers sont constamment exposés à un souffle d'air brûlant. Or, l'on sait déjà que le climat du Mozambique est très chaud. En raison de cette chaleur supplémentaire, les ouvriers transpirent toute la journée. Ils trouvent que leur travail est très fatigant et très pénible. C'est là que le comité intervient. Leur solution? Ils font construire un déflecteur en bois (petit mur) qui permet d'absorber une partie de la chaleur provenant du four. Ensuite, ils font construire un autre tapis roulant qui récupère les pains cuits à leur sortie du four et les emporte vers le lieu de conditionnement. De cette façon, les personnes responsables de l'emballage sont loin du four et de la chaleur. En fait, ce problème s'est réellement posé lorsqu'Adriane était là-bas. La solution apportée était simple, mais la différence fut de taille pour les ouvriers.
Le Mozambique est un pays pauvre. Les gens n'ont pas beaucoup d'argent. Mais parfois, une petite dépense suffit à apporter une amélioration considérable.
Quelles leçons Adriane a-t-elle tirées de son expérience au Mozambique? Elles furent nombreuses.
Elle a appris que dans ce pays, il y a autant de gens doués et intelligents que dans notre pays. Ils veulent que leurs enfants vivent en sécurité et qu'ils soient en bonne santé. Ils veulent cultiver leurs terres, travailler et se sentir utiles. La couleur de la peau et l'endroit où l'on vit importent peu. Qui que nous soyons et quel que soit l'endroit où nous habitions, nous avons tous les mêmes besoins et les mêmes rêves.
Pour Adriane, le spectacle quotidien de la pauvreté fut difficile à supporter. «La pauvreté, dit-elle, peut vous voler votre dignité et votre enfance». Souvent, elle voyait des enfants qui essayaient de voler ou qui vendaient des friandises, non pour dépenser l'argent qu'ils en retiraient, mais pour aider à nourrir leur famille.
Le Mozambique est en guerre depuis plusieurs années. Des écoles ont été détruites, des enseignants tués, et des millions de personnes ont abandonné leurs foyers afin de s'installer dans des endroits moins dangereux. Les quelques enfants qui peuvent encore aller à l'école, ceux qui restent, le font de façon alternée: un groupe le matin, un autre l'après-midi. De nombreux enfants ne vont pas à l'école car leurs parents ne peuvent payer les modestes frais de scolarité. Cela ne veut pas dire qu'ils restent chez eux à regarder la télé. Ils doivent travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Les gens veulent aller à l'école, ils veulent apprendre. Les adultes qui le peuvent étudient le soir et pendant la fin de semaine pour tenter d'améliorer leurs conditions de vie.
Souvent, Adriane s'est posé des questions sur la justice. Pourquoi certaines personnes meurent de faim alors que d'autres possèdent tant de richesses? Le hasard détermine-t-il le milieu social, le niveau de richesse ou de pauvreté, dans lequel une personne vient au monde?
À son retour du Mozambique, Adriane se sentait mal à l'aise quand elle se trouvait dans un supermarché. Elle pensait: «Est-ce que 200 marques différentes de céréales rendent notre monde meilleur? Où est la justice quand certains de mes amis africains s'estiment heureux simplement parce qu'ils peuvent avoir un bol de riz par jour?»
Après tous ces voyages et toutes ces aventures, quels sont les projets d'Adriane? «Je veux rester en Saskatchewan quelque temps. J'appartiens à cet endroit, comme cet endroit m'appartient.»
«Vous savez, dit Adriane, lorsque j'étais encore à Birsay, je pensais que si je voulais être la meilleure, il fallait que j'aille habiter à Toronto ou dans une autre grande ville. Mais j'avais tort. On peut être la meilleure ici même. Ce qui se passe ici a autant d'importance que ce qui se passe dans n'importe quelle partie du monde. De plus, les habitants de cette province sont des gens extraordinaires qui font des choses extraordinaires.»
Les gens de cette province peuvent faire des choses extraordinaires et jouer un grand rôle, que ce soit ici même en Saskatchewan ou au Mozambique.
Sharon vit à New York où elle est directrice du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM). Si vous l'appelez à New York, il y a de fortes chances pour qu'elle n'y soit pas. Où est-elle donc? Eh bien peut-être à Los Angeles où elle est allée demander à un groupe de gens d'affaires riches de donner de l'argent à UNIFEM. Ou peut-être à Hollywood où elle discute de plans avec Julie Andrews, une ambassadrice d'UNIFEM. Peut-être aussi est-elle au Nigéria où elle rend visite à ses beaux-fils. Peut-être est-elle en Inde ou en Jamaïque ou encore au Venezuela pour vérifier l'état d'avancement d'un projet d'UNIFEM. Ou peut-être est-elle tout simplement à Moose Jaw où elle rend visite à de vieux amis qu'elle a connus dans sa jeunesse.
Sharon est née à Moose Jaw et c'est là qu'elle a vécu jusqu'à la fin de ses études secondaires. Sharon affirme que Moose Jaw est un endroit où il fait bon grandir. Elle affirme y avoir reçu une bonne éducation. Même s'il s'agit d'une petite ville, on y trouve des bibliothèques et Sharon a pu emprunter des livres qui lui ont appris des tas de choses sur d'autres pays et sur différentes cultures.
Sharon affirme que le fait d'avoir grandi à Moose Jaw l'a préparée pour les fonctions qu'elle assume à New York. Moose Jaw étant une petite ville, la plupart des gens se connaissent et n'hésitent pas à se parler. «Peu importe donc que vous rencontriez un éboueur, un banquier, un médecin, un avocat ou un boucher, tous peuvent faire partie de votre cercle d'amis. Vous apprenez à ne pas vous laisser intimider»,
raconte-t-elle. Dans ses fonctions actuelles, il importe peu qu'elle rencontre une vedette de cinéma, le premier ministre d'un pays ou une femme ordinaire dans un camp de réfugiés, elle n'a aucune difficulté à s'entretenir avec l'un ou avec l'autre.
Son père lui a toujours dit: «Tu vaux autant qu'une autre. N'oublie jamais cela.» Et elle l'a écouté.
Après ses études secondaires, Sharon est allée à l'université à Saskatoon. Elle a enseigné dans cette ville un an. Puis elle a présenté une demande à CUSO pour aller enseigner dans un autre pays. Elle a commencé par la Barbade, avant de se rendre en Tanzanie pour y enseigner l'anglais langue-seconde. CUSO lui a ensuite confié d'autres missions. Elle a été chargée d'écrire des programmes, de recueillir de l'argent, de trouver divers emplois et de planifier des projets pour des travailleurs canadiens. Pendant les 7 ans qu'elle a travaillé pour CUSO, elle était directrice en Afrique de l'Ouest. Elle a passé ces 7 ans à Lomé, au Togo.
Sharon a rapidement compris que l'un des plus gros problèmes de l'Afrique occidentale tenait au fait que les habitants des petits villages n'avaient pas d'eau potable. Elle a donc collaboré avec les gouvernements de plusieurs pays et des centaines de gens d'affaires pour se procurer les fournitures et l'argent nécessaires pour installer des tuyauteries et des pompes à eau. Elle a également travaillé avec les habitants pour prévoir le type de pompe et de tuyaux dont ils avaient besoin et l'endroit où il fallait les installer. Ils ont également planifié comment utiliser les pompes et les entretenir. Il y a encore de nombreuses communautés en Afrique occidentale qui n'ont pas d'eau potable. Mais à l'issue du projet de Sharon, des centaines de localités ont été dotées d'eau potable et les habitants de ces localités mènent grâce à cela une vie plus saine.
Tandis qu'elle vivait au Togo, Sharon a fait la rencontre d'un Nigérien qu'elle a beaucoup aimé. Quelques années à peine après leur mariage, celui-ci s'est tué dans un accident de la route. Il lui manque beaucoup. Chaque fois qu'elle en a la chance, elle passe ses vacances avec ses fils qui sont aujourd'hui des adultes.
En 1989, Sharon a été nommée directrice d'UNIFEM, le Fonds de développement des Nations unies pour la femme. Ce fonds a été lancé en 1976 pour aider les femmes les plus pauvres des pays en voie de développement à améliorer leur sort.
Dans les pays en voie de développement, ce sont les femmes qui sont chargées de prendre soin des enfants, d'aller chercher l'eau, de tenir le foyer, de cultiver ou de récolter les aliments et les combustibles nécessaires. Il n'est pas rare que les hommes vivent au loin dans les villes, où ils travaillent ou sont à la recherche d'un emploi. Les membres des Nations unies savent que si l'on arrive à aider les femmes à améliorer leur existence, on améliore du même coup celle de leurs maris et de leurs enfants. Et les effets se répercutent souvent sur le reste de la communauté.
UNIFEM a financé des centaines de projets.
Dans une petite localité de l'Inde, on trouve aujourd'hui une plantation de cocotiers. C'est un groupe de femmes qui s'occupe des arbres et qui récolte et vend les noix de coco. Ces femmes adorent leur travail et sont heureuses de pouvoir enfin envoyer leurs enfants à l'école, en plus d'avoir amélioré le sort de leurs familles. C'est UNIFEM qui a aidé ces femmes à démarrer.
En Jamaïque, un groupe de femmes fabriquent aujourd'hui de très jolis pots d'argile qu'elles vendent dans un magasin d'artisanat. L'argent ainsi gagné les aide beaucoup, elles et leurs familles. C'est UNIFEM qui a aidé ces femmes à démarrer.
Dans les camps de réfugiés, on trouve essentiellement des femmes et des enfants. Dans un camp de réfugiés du Ghana, les femmes ont appris la menuiserie, la maçonnerie et l'agriculture. Après avoir suivi des cours, les femmes ont réussi à bâtir des abris et à cultiver des champs jusqu'ici en friche. Lorsqu'elles quitteront le camp de réfugiés, elles emporteront avec elles leurs nouvelles connaissances. C'est encore UNIFEM qui les a aidées à démarrer.
Au Venezuela, certaines jeunes femmes apprennent à monter et à réparer des radios et des ordinateurs. C'est UNIFEM qui a lancé ce programme.
«UNIFEM travaille sans relâche avec les femmes les plus pauvres du monde en développement pour les aider à améliorer leur sort», déclare Sharon. «Mais le fait est que deux tiers des femmes de la planète restent pauvres, et leur nombre ne cesse d'augmenter.» C'est pourquoi l'oeuvre d'UNIFEM et d'autres organisations doit elle aussi prendre de l'ampleur.
UNIFEM finance des projets, mais s'efforce de venir en aide aux femmes d'autres façons. Il faut en effet que les femmes s'investissent dans les pouvoirs publics, les entreprises et dans d'autres organismes puissants et importants. «Notre travail consiste à abattre les obstacles du préjugé et de l'indifférence à l'égard de ce que les femmes peuvent et doivent faire. Les femmes apprennent à prendre des décisions. La prochaine étape est le pouvoir et l'influence.»
Sharon passe le plus clair de son temps en réunions et en déplacements. Mais elle adore son métier. «Le fait d'aider autrui me procure beaucoup de satisfaction», dit-elle en souriant.
